Pancartes vandalisées : rien pour ébranler les partis
Si tous les partis condamnent les actes de vandalisme, peu sont enclins à porter plainte à la police. Sur les territoires des postes de quartier 35 et 44, on n’en dénombre aucune.
Du côté du Parti québécois (PQ), on indique que « l’on trouve ça déplorable, peu importe le parti visé ».
« On ne veut pas donner trop d’attention aux gens qui font ça », explique Antonine Yaccarini, attachée de presse pour le PQ.
Même son de cloche de la part de Québec solidaire (QS), de la Coalition avenir Québec (CAQ) et du Parti libéral du Québec (PLQ).
« C’est clair que pour nous, ç’a n’a aucun lien avec le débat politique qu’on devrait avoir. Ce sont des actes de vandalisme, point. C’est vrai qu’il y a une forme de cynisme, d’écoeurement de la part de la population. C’est plate », soutient Jean Trudelle, candidat pour QS dans Rosemont.
« Ça fait partie de la game, ça ne me dérange pas du tout », indique pour sa part Paul Franche, prétendant pour la CAQ dans Gouin, avouant que certaines œuvres l’on fait sourire.
Moins pire que les autres années
Tous les candidats sondés s’entendent cependant pour dire que le vandalisme électoral serait plutôt marginal, cette année.
« Pour cette campagne-ci, on n’a pas été trop touché par les vandales. On a pris les mesures qui s’imposaient : on a installé toutes nos pancartes avec un escabeau, pour être hors d’atteinte », soutient Carl Dubois, candidat de la CAQ dans Rosemont.
« Jusqu’à tout récemment, je n’en avais pas. Aujourd’hui, j’ai remarqué que quelques-unes de mes affiches avaient été graffitées. Ma fille prend un malin plaisir à surveiller ce qui se passe avec mes pancartes», fait valoir Cheraquie Auguste-Constant, candidate du PLQ dans Gouin.
Alors que certaines pancartes sont barbouillées, d’autres sont carrément emportées par le vent ou les collectionneurs kleptomanes. Dans la majorité des cas, les candidats nous ont confié remplacer les pancartes souillées ou volatilisées.
« On essaie de les retirer. Quand je suis en tournée, j’en ai toujours dans mon auto pour les remplacer moi-même au besoin », avoue Thiery Valade, du PLQ dans Rosemont.
« On garde environ 20 % des pancartes, pour la fin de la campagne, afin de les remplacer. On pose environ 500 affiches doublées, donc 250 paires chaque. Lors de la dernière campagne, j’ai remplacé la pancarte de Françoise David à la sortie du métro Beaubien une douzaine de fois, car elle était graffitée systématiquement », explique pour sa part, Pierre Auger, responsable de l’affichage pour QS dans Gouin, depuis 2007.