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Technopôle Angus : mixité, flexibilité et durabilité

Tranchemontagne Daphnée - TC Media
En 1992, les shops Angus fermaient leurs portes. À cette époque, nul ne pouvait se douter que cette fermeture, loin de signer l’arrêt de mort de l’économie rosemontoise, serait synonyme de son renouveau. Près de 20 ans plus tard et avec toujours 50 % du territoire à aménager, la transformation de cet ancien secteur industriel est loin d’être terminée. Le 19 septembre, la Société de développement Angus (SDA) présentait son plan pour la deuxième phase de développement.

« Quand on a commencé Angus en 1993, nos compétiteurs, c’étaient les parcs industriels, comme Anjou et Saint-Laurent. On a donc développé Angus sur le même modèle. Aujourd’hui, on se rend compte qu’il faut le revoir. Les entrepreneurs, ce qu’ils cherchent désormais, ce ne sont plus des parcs industriels, mais plutôt des milieux de vie », a fait valoir le directeur général de la SDA, Christian Yaccarini, indiquant que les travaux s’échelonneront sur sept à dix ans.

Si le but du projet est le même, soit créer des emplois, les moyens pour y arriver, eux, ont changé. Pour cette deuxième phase de développement, les concepteurs misent donc sur une mixité des usages où entreprises, commerces, habitations et lieux de rencontre se côtoieront en synergie.

Place à la perméabilité

L’essentiel du projet se concentre sur le terrain compris entre l’avenue du Mont-Royal et les rues Molson, William-Tremblay ainsi qu’Augustin-Frigon. Il inclut aussi les espaces vacants situés en bordure de la rue Molson, de part et d’autre du futur bâtiment de l’Ordre des infirmières du Québec ainsi qu’aux abords de la rue Rachel.

Sur le terrain principal, la SDA envisage tracer une diagonale qui le scindera en deux, de l’intersection Mont-Royal/Augustin-Frigon à celle Molson/William-Tremblay. Des passages transversaux compléteront le portrait. Ces voies de transit piétonnes et cyclables permettront de désenclaver ce secteur, tout en assurant la perméabilité des déplacements.

Le long de celle-ci, trois places publiques avec une personnalité propre seront créées. La « place du quartier » se trouvera en bordure de l’avenue du Mont-Royal et s’inspirera de la place Valois, dans Hochelaga-Maisonneuve. Le « boisé urbain », quant à lui, trônera au centre du terrain principal. Défini comme un îlot de fraîcheur, il sera très végétalisé et comportera un énorme potager entretenu par les Pousses urbaines, un programme de réinsertion sociale et professionnelle. La « place centrale », plus minéralisée, fera office de porte d’entrée au site.

Un quatrième espace public, baptisé la « place de l’atelier », à l’angle des rues Rachel et Molson, sera animé par les commerces avoisinants, mais aussi par les entreprises culturelles qui s’installeront dans les environs, comme Scène ouverte et le Regroupement des métiers d’art, créant ainsi un nouveau pôle artistique.

« On va leur donner le mandat d’animer l’espace public. On crée déjà de cette façon un milieu de vie », insiste M. Yaccarini.

Un cadre bâti flexible

Le long des rues Molson et William-Tremblay, plusieurs bâtiments commerciaux seront érigés. Au lieu de créer des mégastructures, les concepteurs du projet souhaitent miser sur de plus petits édifices, afin d’avoir la « flexibilité nécessaire » pour attirer les entrepreneurs.

« Jusqu’à maintenant, Angus, c’était de gros bâtiments. Pour pouvoir en construire un, il faut que la moitié de la superficie soit réservée. Or, on avait beaucoup de demandes pour de plus petits locaux. On devait donc dire aux gens d’attendre qu’on ait assez de demandes pour construire. Avoir de plus petits édifices va nous permettre d’aller de l’avant plus rapidement avec un projet », explique M. Yaccarini.

De l’autre côté de la diagonale, longeant l’avenue du Mont-Royal et la rue Augustin-Frigon, 140 000 pieds carrés, soit 10 % de la superficie totale du terrain, accueillera des habitations de tout genre (condos, maisons de ville, etc.), dont 250 unités à vocation familiale.

Si la proportion dédiée au logement social n’a pas encore été déterminée, M. Yaccarini a assuré aux groupes communautaires qu’ils « allaient s’entendre ». Il a aussi évoqué les possibilités de créer un parc locatif et de faciliter l’accès à la propriété.

« Le terrain, on le possède. On peut donc contrôler le coût du chantier. On n’est donc pas obligé de suivre le marché », a-t-il indiqué.

Un développement vert

Le développement durable est au centre du projet. Sans reléguer la voiture aux oubliettes, les concepteurs souhaitent miser davantage sur les transports actifs. Ils demandent que l’offre soit donc bonifiée.

Le stationnement sur rue, pour sa part, sera tarifé. Cependant, pas question de devenir « une machine à tickets », dixit M. Yaccarini. Il souhaite que la tarification se fasse sur une période de huit heures, afin que les automobilistes n’aient pas à sortir tous les trois heures pour remettre de l’argent dans le parcomètre. Pour desservir les résidents du secteur, 740 places de stationnement seront aménagées au sous-sol.

Le projet compte également des mesures d’économie et de récupération des déchets énergétiques, pour que « ce qui sort de nos édifices soit meilleur que ce qui y est entré ».

Pour en savoir plus sur la phase II de développement, on consulte le www.technopoleangus.com.

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