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Fusillade dans les écoles : la CSEM se veut rassurante

Beauchemin Philippe - TC Media
À la suite de la fusillade en décembre dans une école de Newton, au Connecticut, et qui a fait une vingtaine de morts, la Commission scolaire English-Montréal (CSEM) a offert les services de son équipe de soutien en cas de crise. La direction a également adressé un message aux responsables de ses écoles.

La présidente de la CSEM, Angela Mancini, a laissé savoir que les Services aux élèves de la commission scolaire ont communiqué avec la communauté scolaire de Newtown et offert l’appui de leur équipe de soutien en cas de crise.

Le responsable des communications de la CSEM, Mike Cohen, indique toutefois que leur aide n’a finalement pas été retenue, « mais qu’il fallait tout de même le faire et qu’on le fait chaque fois qu’il y a une grave crise qui se déroule ici ou dans une autre communauté. Ce qui est arrivé à Newton, c’est un wake up call pour tout le monde. »

Sur ce sujet, le directeur général de la CSEM, Robert Stocker, a adressé un message aux directions d’école dans lequel il demande aux responsables d’être vigilants. « Les directions d’école pourraient constater que leurs communautés respectives, élèves, personnels et parents ont été affectés par cet évènement tragique (…) Il est difficile de comprendre et d’accepter qu’il y a des évènements qui ne peuvent pas être contrôlés ou prédits et qui ne sont pas facilement “réparés”, résolus, prévenus ou compris (…) Ceux qui sont particulièrement vulnérables à cause d’expériences ou de pertes traumatisantes antérieures pourraient souffrir de troubles de stress post-traumatique. »

Une équipe de soutien est présente, nous informe le porte-parole de la CSEM, afin d’aider ceux qui pourraient avoir été plus profondément affectés.

« On l’a fait chaque fois qu’il y a une tragédie ici ou ailleurs dans le monde. On ne sait jamais si un jeune a de la famille, des amis, des connaissances qui sont touchés par la tragédie. Cela peut arriver et on aime mieux ne pas courir de risque et offrir l’encadrement nécessaire », mentionne M. Cohen.

Écoles sécuritaires

Concernant la possibilité de voir une telle situation se dérouler dans une école de la CSEM, on se veut rassurant.

« Depuis la formation de la commission scolaire en 1998, nous avons un système en place qui fonctionne très bien. Les parents n’ont pas à craindre d’envoyer leurs enfants dans nos établissements. Je peux vous dire que l’on n’entre pas comme l’on veut dans nos écoles. Moi-même, quand j’y vais, je dois m’annoncer d’avance et je suis toujours escorté. Et il y a toujours des gens en autorité qui sont présents et vont à la rencontre des gens qui veulent entrer ou qui sont proches des terrains de nos écoles. »

Rappelons que la CSEM gère 81 établissements, dont notamment, dans l’arrondissement Rosemont – La Petite-Patrie, le Centre de technologie de Rosemont et les écoles primaires Pierre-Elliott-Trudeau et Nesbitt.

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