Soutenez

Carte blanche pour Patrick Doyon

Beauchemin Philippe - TC Media
Après sa nomination aux Oscars et Prix Génie, de même que son prix pour le meilleur film d’animation au gala Jutra, Patrick Doyon est finalement de retour chez lui, dans son bureau, auprès de ses personnages inventés. Fin du tourbillon et retour à la case vide pour le cinéaste.

« Oui, je peux dire que la tornade est maintenant derrière moi. Ça fait une semaine que je peux travailler dans mon bureau sans être dérangé. Ce fut deux mois intenses et intéressants. »

De passage à la séance du conseil de l’arrondissement Rosemont – La Petite-Patrie, là où il a signé le livre d’Or, le cinéaste nous a parlé de son voyage en Californie.

« Ce fut une expérience qui m’a donné de la confiance pour mes prochains projets. J’y ai fait des rencontres intéressantes. On a fait la tournée des studios américains : Pixar, Dreamworks, Fox. On a rencontré le créateur des Simpson, Matt Groening. »

La visite des grands studios d’animation et la rencontre avec le créateur de la célèbre série télévisée n’ont pas donné le goût au Rosemontois de prendre le premier avion en direction de Los Angeles, loin de là.

« Non, je ne vise pas ce genre de travail, admet-il. Moi, j’aime faire mes propres projets de A à Z et je sais que je ne pourrais pas le faire là-bas. J’aime tout faire et avoir le contrôle sur ce que je produis.

« De toute façon, poursuit Patrick Doyon, pour recevoir une offre des gros studios, il faut faire plus de démarches que j’en fais présentement. En fait, je n’en fais pas vraiment, et c’est voulu. Je suis heureux dans mon studio de Rosemont, dans mes affaires. J’ai déjà des projets qui s’empilent sur mon bureau et qui m’attendent. »

Parmi ceux-ci : l’écriture d’un nouveau scénario de film d’animation et l’illustration du prochain livre d’André Marois, à paraître au printemps prochain.

« J’ai pratiquement carte blanche et c’est ce genre de projet que je vise. Pour moi, la création est libre et j’adore ça. Je n’aime pas vraiment avoir quelqu’un qui me dit quoi faire. Quand j’étais jeune, je ne savais pas trop quel métier je pratiquerais plus tard, mais je savais déjà que je ne voulais pas avoir de boss à temps plein au dessus de ma tête. »

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.