Retrait de l’œuvre d’André Desjardins : le Parc olympique se dit « très déçu »
Une pétition de plus de 200 noms provenant du milieu des arts visuels – dont celui de la directrice générale du Conseil des arts de Montréal, Danielle Sauvage – déplorant le processus d’acceptation de don par le Parc olympique a été publié dans certains médias la semaine dernière.
Dans une lettre ouverte à la ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Christine St-Pierre, l’artiste Emmanuel Galland et l’écrivaine et spécialiste en arts visuels Annie Lafleur écrivaient : « La procédure nébuleuse entreprise par la RIO soulève l’ire de la communauté artistique quant au processus décisionnel. De fait, les artistes professionnels se soumettent aux concours d’art public gérés par le Ministère de la Culture ou à Montréal par exemple par le Bureau d’art public. (…) Au travers de cette transaction malencontreuse, nous voyons une grande opération de relations publiques de la part de la RIO, de l’artiste et de ses représentants.»
À la suite de tout cela, André Desjardins a préféré retirer son œuvre à venir du projet. « Je me retrouve au cœur d’une controverse et je suis dépassé par les événements, écrit l’artiste par voie de communiqué. En raison du climat médiatique actuel, la fondation a annoncé qu’elle renonçait à donner l’œuvre au Parc olympique. »
Du côté du Parc olympique, « c’est avec regret et déception [qu’on] a appris que l’Academy of Fine Art Foundation a pris la décision de retirer son don d’une sculpture de l’artiste québécois André Desjardins ».
Marieke Tremblay, vice-présidente et conseillère stratégique à la Présidence et direction générale au Parc olympique ajoute que les administrateurs sont « très déçus par cette situation ».
« C’était un don d’œuvre non sollicité, venant d’une fondation et d’un artiste d’ici qui avait choisi le Parc olympique. C’est donc décevant, oui », nous dit-elle.
« C’était un don d’œuvre non sollicité, venant d’une fondation et d’un artiste d’ici qui avait choisi le Parc olympique. C’est donc décevant, oui », nous dit-elle.
Du côté du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Marie-Hélène Paradis, attachée de presse de la ministre, indique que la décision d’accepter ou non l’œuvre revenait à la RIO et non pas à l’organisme ministériel.
« Il s’agissait d’un don non sollicité et la RIO avait le droit d’accepter l’œuvre. Le ministère n’avait pas à intervenir », dit-elle, tout en soulignant qu’un « éclaircissement » est peut-être nécessaire dans un tel cas.
« Dans l’acceptation ou non d’un don artistique non sollicité par un organisme, il y a des questions sur lesquelles il faudra se pencher éventuellement. »