Station in Vivo dans l’ancienne boutique des Expos
Un investissement de 850 000$ de la part du Parc olympique a été nécessaire pour la conversion de l’endroit. Les plans des architectes Cardin Ramirez Julien seront concrétisés dans les prochaines semaines et donneront ainsi naissance à la Station In Vivo. On y servira du café, des viennoiseries, des soupes et des salades.
« On a toujours eu cette volonté d’avoir un endroit où l’on peut prendre un café, manger, flâner, échanger, souligne le président-directeur général de la Régie des installations olympiques (RIO), David Heurtel. En anglais, on appelle ça un « sticky place ». Voilà qu’on aura le nôtre avec ce café-terrasse. »
La gestion de l’endroit est conviée à l’équipe d’Annie Martel, qui gère déjà la coopérative de travail le Bistro In Vivo, sur la rue Sainte-Catherine Est.
« Je pense qu’on ne réalise pas encore ce qui nous arrive, avoue-t-elle. L’an dernier, avec tous les travaux sur Sainte-Cath, on a vraiment trouvé l’année difficile. Ç’a été dur financièrement et physiquement. On était à terre. On se donnait une autre année pour voir si l’on poursuivait nos activités ou non… et voilà qu’on nous annonce que c’est notre équipe qui a été retenue pour opérer cet endroit au pied du Stade. Je le prends comme un vrai beau cadeau. »
Rapprochement local et produits locaux
La construction de ce café-terrasse et la décision d’en confier les opérations à une entreprise sociale locale « concrétise l’idée que notre plan de relance passe par le rapprochement avec les gens du quartier et ses commerçants. Il faut ouvrir nos portes et les inviter », dit M. Heurtel.
« On ne cachera pas que les gens de Hochelaga-Maisonneuve et de Rosemont ne venaient pas nécessairement ici, dans les dernières années. Là, on veut voir les familles et les gens s’approprier le Parc olympique, s’y amuser et y manger. Pour cela, il faut entre autres être en mesure d’avoir une offre alimentaire intéressante, ce qu’on n’avait pas jusqu’ici. C’est une lacune à laquelle on remédie avec ce café-terrasse. »
La responsable de futur endroit est du même avis : « Il n’y a rien pour manger sur Pierre-de-Coubertin, explique Mme Martel. C’est le néant. On aura le mandat d’être l’offre alimentaire principale. On sait que beaucoup de gens attendent depuis longtemps un tel endroit. Les travailleurs, les résidants du coin, les touristes, les utilisateurs du métro…Mais bon, on paniquera plus tard, quand on ouvrira cet automne. Là, on doit monter une équipe, trouver du financement, terminer nos menus et voir à offrir des produits équitables et bios. On va créer un lieu où les gens viendront et reviendront. »