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Beaudoin et Turp veulent réanimer Kyoto

Beauchemin Philippe - TC Media
Laissé pour mort par le gouvernement canadien il y a quelques jours, le Protocole de Kyoto pourrait revivre, cette fois au Québec. La députée indépendante de Rosemont, Louise Beaudoin, et l’ancien député du Plateau, Daniel Turp, demandent à l’Assemblée nationale et aux citoyens de réanimer cette entente environnementale internationale.

En point de presse, ils réclament tous deux – avec l’appui des députés indépendants et d’Amir Khadir, de Québec Solidaire – que l’Assemblée nationale convoque une séance extraordinaire, d’ici Noël, pour réaffirmer que le Québec demeure lié au Protocole de Kyoto.

« Le ministre de l’Environnement, Pierre Arcand, a dit que c’était épouvantable que le Canada se retire de Kyoto. On souhaite maintenant que le gouvernement Charest passe de la parole aux actes et demande aux députés de se prononcer à nouveau sur cet accord », dit Mme Beaudoin.

Le 28 novembre 2006, c’est à l’unanimité (92 voix contre 0) que l’Assemblée du Québec et son gouvernement s’étaient déclarés en faveur au Protocole de Kyoto. « Je ne vois rien qui s’est passé au Québec depuis cette date pour que cette unanimité ne soit pas reconduite dans un autre vote, affirme Daniel Turp. Se serait également l’occasion de dénoncer la position du Canada et de dire que les Québécois n’acceptent pas ce qui se passe. »

Mme Beaudoin et M. Turp laissent savoir que si le gouvernement refuse de convoquer une assemblée extraordinaire, « il se passera quelque chose le 14 février prochain », date de la reprise des travaux de l’Assemblée nationale.

« Le gouvernement québécois doit poser un geste fort. Je ne peux pas accepter que le Québec soit perçu, sur la scène internationale, comme ayant accepté cette position anti-Kyoto », indique la députée indépendante.

Les citoyens seront également sollicités dans cette prise de position, eux qui seront invités dans les prochains jours à signer un traité symbolique demandant au gouvernement de respecter l’accord de Kyoto.

De plus, une pétition sera bientôt mise en ligne sur le site de l’Assemblée nationale demandant, encore une fois, le respect du protocole environnemental. Frédéric Bourrely, directeur général de la Société de développement environnementale de Rosemont, sera le citoyen en charge de la pétition. « La position prise par le Canada va à l’encontre des intérêts des Québécois. Il faut, tant les citoyens, que les villes et le gouvernement, respecter les normes de ce protocole. Les émissions de gaz ont des impacts sur l’environnement, la qualité de l’air et la vie. On y tient à cet accord. »

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