Rosemont
04:00 21 janvier 2016 | mise à jour le: 21 janvier 2016 à 11:08 Temps de lecture: 3 minutes

Un scénario de la dernière chance pour sécuriser Saint-Michel/Rosemont

Un scénario de la dernière chance pour sécuriser Saint-Michel/Rosemont
Photo: Stéphanie Maunay/TC Media

Rosemont–La Petite-Patrie vient de soumettre une nouvelle recommandation à l’administration centrale pour la sécurisation de l’intersection des boulevards Saint-Michel et Rosemont, un secteur particulièrement dangereux pour les piétons. Avec cet ultime scénario, l’arrondissement espère que la ville-centre se rangera à ses arguments, après plus de six mois de désaccord.

Si les deux administrations s’entendent sur la nécessité de sécuriser rapidement l’intersection, leurs visions s’opposent toujours.

«Nous ne sommes pas d’accord sur la mesure à prendre, convient François Croteau, le maire de Rosemont–La Petite-Patrie. Mais, pour ne pas retarder davantage la sécurisation, on a décidé de transmettre [au central] le scénario que nous privilégions ainsi que celui de la Ville de Montréal en disant: nous vous laissons le choix.»

Au final, la ville-centre sera maître de prendre la décision puisque la programmation et la configuration des feux de circulation relèvent de sa compétence.

Désaccord sur les virages à gauche
Dans la recommandation entérinée lundi soir lors du conseil d’arrondissement, Rosemont–La Petite-Patrie demande aux services centraux de «modifier la programmation des feux de circulation en introduisant, en fin de cycle, une phase de virage à gauche protégée dans toutes les directions, tout en prolongeant le temps des feux piétons de quatre secondes dans toutes les traverses».

Or, Montréal a toujours privilégié une autre solution qui interdirait les virages à gauche sur plusieurs axes, notamment entre 7h et 22h, et qui instaurerait une seule phase de virage protégé depuis l’ouest en direction du nord.

La ville-centre estime que ce scénario permettrait de sécuriser davantage la traverse des piétons tout en réduisant le nombre de conflits avec les véhicules.

Déplacement du trafic?
Cette vision tranche avec celle du maire Croteau. «Tout automobiliste, piéton ou cycliste qui a eu à franchir l’intersection sait que le plus gros danger est le virage à gauche non protégé. Si on interdit les virages à gauche, la circulation va être reportée sur les rues locales, ce que nous ne voulons pas, car cela ferait juste déplacer le problème», clame-t-il.

Le nouveau scénario soumis par l’arrondissement reçoit l’appui des écoles du quartier, Sainte-Bibiane et Sans-Frontières, préoccupées par le report de la circulation dans les rues voisines.

Il répond également aux demandes inscrites dans une pétition lancée il y a plus d’un an.

Reste désormais à savoir si la ville-centre prendra en compte cette nouvelle recommandation. Les services centraux ont fait savoir à TC Media que «la décision n’a pas encore été communiquée à l’arrondissement».

En décembre dernier, Lionel Perez et Aref Salem, respectivement responsables des infrastructures et du transport à Montréal avaient enjoint M. Croteau de «revoir sa position dans les meilleurs délais, [estimant] être convaincus que le scénario proposé initialement demeure la meilleure alternative possible à court terme pour tous les usagers de l’intersection.»

À plus long terme, des aménagements physiques pourraient être aménagés pour sécuriser les virages à gauche.

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