Lachine & Dorval
17:21 31 mars 2017 | mise à jour le: 31 mars 2017 à 17:30 Temps de lecture: 2 minutes

Se préparer au pire

Se préparer au pire
Photo: TC Media/Félix O. J. Fournier

L’aviation canadienne est reconnue comme étant la plus sécuritaire au monde. Une des raisons, au-delà des normes strictes, est la formation des pilotes. Afin d’être prêts à toutes éventualités, les équipages recréent les procédures en simulateur.

Au Centre de formation Bombardier du chemin de la Côte-de-Liesse, à Saint-Laurent, panne moteur, comme celle à l’origine de l’atterrissage d’urgence d’un appareil d’Air Canada à Montréal-Trudeau, samedi, orage, grêle, givre sur les ailes ou turbulence n’ont plus de secret pour les pilotes, apprentis ou aguerris, qui s’entraînent sur les simulateurs de vol.

À l’intérieur de ce robot conçu et construit à Montréal par CAE, le cockpit d’un avion C Series est exactement reproduit, de même que les diverses conditions de vols, avec visuels et son.

Le simulateur coûtant entre 10 et 20 millions de dollars comprend un poste instructeur, équipé de deux moniteurs. En mouvement, il peut s’élever jusqu’à 4,5 mètres dans les airs.

Le simulateur de vol CSeries en mouvenement

Formation
Chacun des pilotes doit au préalable recevoir une formation théorique. Afin de se familiariser avec les commandes de l’appareil, un poste de pilotage de carton est d’abord utilisé, puis un écran tactile.

Cet instrument peut également être utilisé lorsque le simulateur de vol, disponible 24h par jour, est occupé. «Tous les contrôles sont fonctionnels. Si tu lèves le pied du frein, tu vois la séquence de ce qui arrive à ton système de freinage sur l’avion», explique Paul Babino, le directeur régional des ventes chez Bombardier.

Chaque année, environ 6000 étudiants reçoivent la formation théorique et pratique d’une durée de quatre à huit semaines aux centres de Montréal et Dallas.

Certification
Pour obtenir leur brevet, les étudiants, qui proviennent majoritairement de l’Europe et de l’Amérique du Nord, doivent inévitablement piloter les simulateurs. C’est aussi le cas pour les experts qui renouvèlent annuellement leur licence.

Jusqu’à une douzaine de certifications sont nécessaires pour pouvoir piloter un seul modèle d’avion, chacune homologuée par Transport Canada.

En plus de la C Series, le Centre de formation Bombardier compte également des appareils de haute technologie pour les séries Global et Challenger. Ces simulateurs de vol permettent de passer directement aux commandes de l’avion.

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