Saint-Laurent
05:00 25 novembre 2020 | mise à jour le: 25 novembre 2020 à 07:09 temps de lecture: 3 minutes

Ce vent de jeunesse signé Yu Cai Tian

Ce vent de jeunesse signé Yu Cai Tian
Photo: Métro Média/Laurent LavoieLe Laurentien Yu Cai Tian

Un vent de jeunesse souffle sur le Centre de services scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSSMB), avec l’arrivée du Laurentien Yu Cai Tian à son conseil d’administration.

À l’âge de 22 ans, ce résident du quartier Bois-Franc est le plus jeune membre du CA.

Cet organe du CSSMB prend des décisions ayant des conséquences directes sur la vie de ses élèves. Par exemple, pour des enjeux de démographie, le CA pourrait redessiner les districts qui établissent l’admissibilité des enfants aux différentes écoles.

Au cours de son mandat de trois, Yu Cai Tian espère accroître la transparence et l’imputabilité du CA. «Les décisions qu’on prend sont d’intérêt public et l’argent qu’on gère, c’est plus de 600 millions, [c’est] du public», justifie-t-il.

Se disant un grand défenseur de l’égalité des chances, M. Tian souligne la richesse du réseau scolaire. Son désir d’y contribuer l’a convaincu de déposer sa candidature pour le poste.

«On est dans un moment où il faut réfléchir à l’école publique de demain. J’ai une vision [d’elle] qui est un sort de l’excellence, qui est ouverte sur le monde, à la diversité, à l’autre, où on apprend avec plaisir et où on peut se doter des moyens pour aller au bout du potentiel», dit M. Tian, ancien élève de l’école primaire laurentienne Enfants-du-Monde.

Engagements

Que ce soit d’une perspective locale ou internationale, M. Tian tient à faire sa marque. En 2017, il a été l’un des deux délégués du Canada au Parlement francophone des jeunes de l’Assemblée parlementaire de la francophonie pour la huitième édition qui se tenait au Luxembourg.

«C’est vraiment incroyable comme expérience», dit celui qui a immigré de la Chine en 2010.

Le projet phare sur lequel Yu Cai Tian a travaillé est un programme de mobilité des étudiants et professeurs universitaires francophones. Il est comparable à l’Erasmus dans le réseau de l’enseignement supérieur en Europe, qui consiste à permettre des échanges avec de grands établissements à travers le monde.

«J’aime beaucoup m’impliquer dans la communauté, c’est pour moi une manière de redonner à la société qui m’a accueilli.» -Yu Cai Tian

Le projet n’est pas encore en place, mais pourrait voir éventuellement le jour.

Au printemps 2019, une déclaration a été faite à la Commission de l’éducation, de la communication et des affaires culturelles pour souligner que «la mobilité internationale des jeunes doit être pour nous [les parlementaires] une priorité», souligne Yu Cai Tian.

Avenir

Outre l’éducation, le Laurentien s’engage aussi à titre de président de la Commission politique du Parti libéral du Québec (PLQ) depuis un peu plus d’un an.

«En concertation avec l’aile parlementaire et les autres personnes impliquées dans le parti, c’est de préparer la plateforme électorale de 2022», explique celui qui a aussi travaillé pour l’ancien ministre de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion, David Heurtel.

Malgré ses allégeances, le bachelier en droit à l’Université de Montréal dit ne pas avoir d’ambition – pour l’instant – de se présenter comme député.

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