Saint-Laurent
11:46 14 décembre 2020 | mise à jour le: 14 décembre 2020 à 11:46 temps de lecture: 3 minutes

Cégep de Saint-Laurent: repenser les orchestres en temps de pandémie

Cégep de Saint-Laurent: repenser les orchestres en temps de pandémie
Photo: Gracieuseté - Cégep de Saint-LaurentDes musiciennes du programme du cégep de Saint-Laurent

Le programme de musique du cégep de Saint-Laurent a dû réajuster ses cordes en raison de la pandémie. Malgré les défis imposés par les mesures sanitaires, les profils axés sur l’orchestre tentent de se réunir autant que possible.

«On essaie de donner le plus de cours en présence pour tout ce qui est relié aux cours instrumentaux et à jouer ensemble, dit d’emblée la coordonnatrice du programme de musique Jo-Anne Fraser. À distance, ça prend plusieurs applications, logicielles, cartes de son, et ce ne sont pas tous les étudiants qui sont équipés pour pouvoir le faire.»

Les musiciens doivent respecter en tout temps les deux mètres de distance recommandés par les autorités sanitaires. Cela «pose problème quand on joue dans un grand ensemble», indique Mme Fraser.

Les chants classique et jazz ainsi que la flûte traversière sont surveillés de près par le corps professoral en raison de l’exposition à laquelle sont assujetties les personnes autour.

En plus de la distance, des plexiglas sont nécessaires. Les instrumentistes à cordes peuvent, lors de leurs pratiques, porter des masques, ce qui simplifie les enjeux de proximité.

Pour l’orchestre à vent, le programme de musique a privilégié l’utilisation de sectionnels. La chef d’orchestre pratique le répertoire sur des journées différentes en faisant des sous-groupes selon les instruments à cuivre et à bois.

Pour chacun des groupes, des périodes intensives de pratique ont lieu, ce qui facilite les efforts de désinfection.

«Les étudiants sont très sérieux. Ils suivent à la lettre les consignes.» -Jo-Anne Fraser

Contacts

Cette pléthore de mesures qui façonnent le nouvel univers de la relève musicale n’aurait pas d’impact à proprement dit sur la communication avec le corps professoral.

«Les semaines qu’on ne les voit pas au collège, on les voit en ligne quand même. On les voit en petits groupes. Les cours d’instruments, ça se passe seul avec le prof, donc nos étudiants ont un contact privilégié avec un adulte professionnel de son instrument toutes les semaines et parfois deux fois dans la même semaine», explique Mme Fraser.

Le contexte fait cependant en sorte que moins de pièces sont montées.

Pour l’heure, tous les concerts du programme sont enregistrés puis diffusés sur le web. À l’hiver, ils pourraient être présentés en direct.

Options limitées

D’autres cégeps n’ont pas la même chance. C’est notamment le cas de Bois-de-Boulogne, dans Ahuntsic-Cartierville. L’établissement ne détient pas de programme de formation musicale.

Habituellement, des activités parascolaires comme des cours de chant sont offertes, mais pandémie oblige, elles n’ont pas lieu.

«Cet automne, le Collège a donc adapté sa programmation socioculturelle au mode virtuel selon les intérêts des étudiantes et étudiants», souligne la coordonnatrice au service des communications, Geneviève D’Autray Tarte.

Tel que prévu par les autorités sanitaires, les activités de formation pratique considérées essentielles, comme des laboratoires et des stages, ont lieu en présentiel, et ce, en concordance avec les nouvelles mesures de protection au virus.

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