Saint-Laurent

Davantage de milieux protégés au Technoparc

Photo: Gracieuseté / Ville de Montréal

La Ville de Montréal a annoncé vendredi matin qu’elle protégera les terrains qui lui appartiennent dans le secteur du Technoparc Montréal. Ces terrains se situent à l’intérieur de l’Éco-campus Hubert Reeves et près du marais IPEX. 

Cette nouvelle arrive au lendemain de l’envoi d’une lettre par l’arrondissement au ministre de l’Environnement et du Changement climatique, Steven Guilbeault, qui invite celui-ci à intégrer plus de terrains au parc écologique des Sources.

Pour l’administration Plante, cette action représente «une première étape dans la protection des milieux naturels de ce secteur.» La Ville précise dans un communiqué qu’elle souhaite travailler avec «toutes les parties prenantes» afin de tripler la superficie du parc-nature des Sources. 

«Nous avons toujours eu le courage d’agir pour protéger les milieux naturels et pour assurer la résilience de notre métropole afin d’offrir une meilleure qualité de vie aux Montréalaises et aux Montréalais. Nous avons déjà démontré notre volonté d’agir avec le Grand parc de l’Ouest. En ce début de deuxième mandat, nous poursuivons le travail en vue d’offrir une ville plus verte à la population montréalaise […] Nous avons le devoir de protéger ces milieux naturels extrêmement riches, qui comprennent une biodiversité unique à ce secteur», a affirmé la mairesse Valérie Plante par voie de communiqué.

La Ville précise également que le développement industriel au sein du Technoparc pourra aller de l’avant, mais qu’il sera concentré à l’extérieur des zones protégées. 

Un regroupement soulagé 

En réaction à la nouvelle, le regroupement Technoparc Oiseaux, qui lutte pour la protection des milieux à haute valeur écologique du secteur, se réjouit que les terrains soient désignés «en conservation» par la Ville de Montréal. 

«Cette désignation est la plus forte qu’on peut avoir pour un espace vert à Montréal, indique la coorganisatrice Katherine Collin. On est donc très content. C’est la première démarche concrète qu’on obtient depuis qu’on lutte pour la protection de ces terrains.»  

Tout comme la Ville, le regroupement voit cette annonce comme une bonne première étape vers son objectif de conservation de l’ensemble des terrains du secteur. Pour y arriver, cependant, le gouvernement fédéral devra coopérer, étant propriétaire de plus de 70% des terrains en question. 

«Ça démontre aux intervenants fédéraux que la Ville est très sérieuse dans cette démarche, continue-t-elle. C’est loin d’être fini, mais c’est une bonne journée pour nous.» 

Le groupe de citoyens compte donc continuer de faire pression auprès de Transports Canada au cours des prochains mois. Une campagne d’envoi de lettres a d’ailleurs été lancée cette semaine afin de l’encourager à protéger cet espace. 

Avec la collaboration d’Olivier Blouin

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