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La cigarette tue 28 Québécois par jour

Les temps ont bien changé en ce qui a trait au tabagisme dans le monde occidental. Il faut se souvenir que dans les années 60, c’est 50% de la population qui fumait selon Conseil québécois sur le tabac et la santé. C’était alors tout à fait permis de le faire dans les lieux publics. Ça peut sembler saugrenu, mais à une certaine époque, on fumait même à l’hôpital !

Bien de l’eau a coulé sous les ponts mais il est inquiétant de constater que le tabagisme cause toujours 10 400 morts par année au Québec et que 1,6 million de gens fument toujours, ce qui équivaut à 24 % de la population. Ce ratio équivaut à dire que 28 personnes meurent des suites du tabagisme par jour au Québec selon le Conseil québécois sur le tabac et la santé. C’est pourquoi les efforts de prévention comme la Semaine pour un Québec sans tabac gardent toute leur importance.

«En termes de décès, on parle de la première cause de mortalité évitable. C’est important de montrer l’ampleur de la situation par rapport à cette réalité. Même si on a fait des progrès, on reste avec un haut de tabagisme au Québec et c’est pour ça que cette campagne-là existe : pour amener une sensibilisation en début d’année pour faire réfléchir la population à cet enjeu», a dit Mario Bujold, le directeur du Conseil québécois sur le tabac et la santé et un des deux porte-paroles officiels de la Semaine de prévention.

Bujold croit que la Semaine, qui en est à sa 37e édition cette année, a eu son mot à dire dans l’évolution des mentalités par rapport au tabac. Il cite notamment en exemple toute l’éducation publique qui a été faite, et dont la Semaine de prévention a été partie prenante, au sujet des dangers de la fumée secondaire depuis les années 80. Ce débat a culminé avec l’entrée en vigueur de la modification sur la loi sur le tabac en 2006, qui interdisait l’usage du tabac dans les restaurants et bars.

En gros, Bujold résume bien la situation lorsqu’il affirme que «la norme sociale a changé en 37 ans. On est partis d’une société où le tabac était omniprésent, où c’était bien perçu de fumer à une société où le tabac est de moins en moins présent et de moins en moins bien perçu».

La semaine de sensibilisation aura lieu du 19 au 25 janvier. Elle demeure la plus importante campagne panquébécoise annuelle de lutte au tabagisme. En plus de son imposante campagne publicitaire télévisuelle, elle regroupe plus de 300 partenaires et est présente dans plus de 10 000 milieux.

CLSC de Bordeaux-Cartierville-Saint-Laurent

Au CLSC de Bordeaux-Cartierville-Saint-Laurent, la lutte au tabagisme se fait à l’année longue. Le Centre d’abandon du tabagisme offre les services d’une intervenante spécifiquement formée pour intervenir auprès des personnes qui veulent entreprendre une démarche de cessation tabagique ou qui commencent à penser à arrêter. Le CLSC encourage tous les fumeurs à prendre rendez-vous, qu’ils soient prêts à arrêter ou non. On peut prendre rendez-vous avec l’intervenante Linda Lehrer au 514-331-3572 au poste 4455.

Le tabac diminue l’espérance de vie de plus de 10 ans.

Cette année encore, la Semaine pour un Québec met en évidence les effets néfastes du tabagisme sur la santé et la vie des fumeurs et les conséquences pour leurs proches. En plus de porter atteinte à la santé de milliers de personnes au Québec et de coûter annuellement près d’un milliard de dollars en soins de santé, le tabac diminue l’espérance de vie de plus de 10 ans.

L’objectif global de la Semaine est aussi d’inviter chacun à poser un geste en incitant, par exemple, un proche à cesser de fumer ou en diffusant le message de la Semaine dans son milieu de travail.

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