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Beaucoup de passagers, peu d'espace

Betty Archille

Le tiers des travailleurs laurentiens optent pour le transport en commun plutôt que la voiture pour se rendre au travail. Parmi eux, bon nombre doivent se frayer un chemin dans les wagons de la ligne ferroviaire Deux-Montagnes, la plus achalandée du réseau de l’Agence métropolitaine de transport (AMT).

Selon l’AMT, près de 7,5 millions d’usagers empruntent la ligne Deux-Montagnes par année; c’est plus de 20 000 personnes par jour. Pour certains voyageurs, la surpopulation dans les voitures est devenue une préoccupation constante.

C’est le cas de Sylvie Bourgeois, une laurentienne qui prend le train quotidiennement pour se rendre à son travail au centre-ville.

« J’utilise le train de banlieue depuis plus de 20 ans. J’ai remarqué une grosse augmentation de la clientèle depuis quelque temps. L’espace est insuffisant et c’est dérangeant », déplore-t-elle.

Nouveaux wagons

En 2013, l’AMT avait annoncé vouloir mettre en service des wagons à deux étages, ce qui lui aurait permis d’augmenter la capacité d’accueil sur la ligne Deux-Montagnes. Or, ceux-ci se font toujours attendre.

« Actuellement, nous ne pouvons donner d’échéancier précis pour l’ajout de ce service sur la ligne Deux-Montagnes, précise Sophie La Roche, porte-parole de l’AMT. Pour pouvoir faire rouler les locomotives dans le tunnel Mont-Royal, nous devons procéder à différents travaux d’amélioration de la sécurité. »

Elle ajoute que la mise en service des nouvelles voitures est conditionnelle à la disponibilité des locomotives bimodes et des voitures multi-niveaux réservées pour effectuer les départs sur la nouvelle ligne Mascouche.

Projets en cours

Plusieurs projets sont en cours pour améliorer le service du transport en commun dans l’arrondissement de Saint-Laurent, notamment l’implantation d’une voie réservée pour autobus et taxis sur la rue Grenet.

Celle-ci s’étendra de la rue Deguire, au sud, à la rue de Serres, au nord. Ces mesures devraient permettre de réduire et de régulariser le temps de parcours, en plus d’améliorer la ponctualité des autobus.

En accord avec les objectifs du Plan de transport de Montréal, la voie réservée fait partie d’un ensemble de mesures préférentielles pour autobus.

Les statistiques démontrent que le transport collectif n’est pas le moyen de déplacement le plus prisé des Montréalais. Les Laurentiens ne font pas exception. Près de deux Laurentiens sur trois préfèrent prendre leur voiture que de prendre le transport collectif.

Le maire de l’arrondissement, Alan DeSousa, croit malgré tout que la population laurentienne est bien desservie par le réseau des transports collectifs. Questionné à ce sujet, il a d’ailleurs confié détenir une carte Opus dont il se sert pour ses déplacements.

«J’utilise aussi le transport collectif, de dire M. DeSousa. Nous sommes une famille de quatre membres et nous ne possédons qu’une seule voiture.»

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