Danger de mort dans la rue
«Depuis le début de l’hiver, nous prenons en charge les personnes dans la rue», indique Louise Giguère, directrice de RAP-Jeunesse. Elle précise toutefois que cette mission n’est pas la seule qui incombe à l’organisme qui œuvre dans Saint-Laurent, Bordeaux-Cartierville et Ahuntsic.
«La majorité des sans-abri des quartiers où nous travaillons sont des itinérants chroniques, connus de nous, précise-t-elle. Ils savent où aller et nous les aidons en leur offrant un ticket de bus.»
Il n’y a pas de refuge dans Saint-Laurent. Les sans-abri du quartier doivent se rendre dans les structures mises en place par la Ville et ses partenaires.
En ville
La Ville de Montréal a annoncé des mesures d’urgence pour les personnes en situation d’itinérance.
Cet hiver, 658 places d’hébergement sont disponibles pour les hommes en situation d’itinérance à Montréal, alors que 35 places supplémentaires ont été ajoutées à la Mission Bon Accueil. Pour les femmes, 66 places d’hébergement existent au Pavillon Patricia-Mackenzie, aux organismes Le Chaînon, La rue des Femmes et Projets autochtones du Québec pour la période hivernale.
Par ailleurs, 62 places d’hébergement d’urgence sont disponibles au Refuge des jeunes de Montréal et au Bunker de Dans la rue. D’autres ressources d’hébergement, destinées aux femmes et aux jeunes, sont proposées à L’Abri d’espoir, à La Maison Marguerite, aux Passages et En Marge 12-17, au CSSS Jeanne-Mance et dans le Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal.