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Casser son cochon pour sauver la culture

Le musée des Maîtres et Artisans du Québec à Saint-Laurent tente d’amasser des fonds afin de s’offrir une réserve muséale aux normes qui assura la pérennité des œuvres exposées. Il manque encore 100 000$ pour que le musée puisse débourser sa part des travaux. « Ce n’est pas facile facile», admet Pierre Wilson, directeur-conservateur du musée.

L’opération sauvegarde a été lancé par le musée en 2010. Les efforts de financement visent à payer la quote-part du musée dans le projet de la construction d’un complexe culturel. Au sein de ce dernier, se trouvera la nouvelle bibliothèque de l’arrondissement, une salle d’exposition et la nouvelle réserve du musée. Or, le musée se doit encore de payer sa part pour la construction de cet édifice qui devrait être construit en 2013. Le coût total du projet est de 4 M$, et la quote-part du musée est de 400 000$.

« Une réserve, c’est là que les collections du musée sont mises en sécurité, on va déménager les  objets et les mettre dans une réserve aux normes. 

L’objectif d’un musée est d’être éternel. Par exemple lorsqu’une dame nous donne une armoire, elle veut que ce soit pour la postérité », explique M. Wilson. Or pour que les objets confiés passent l’épreuve du temps, il faut les entretenir.  Pour protéger les 10 000 objets qui iraient à la réserve, il faut avoir un espace normé, selon le directeur conservateur. Ainsi avec une réserve muséale, le Musée pourra contrôler la température, l’humidité, assurer la sécurité des objets du feu et des vols et bloquer les insectes.

« Comme on est dans un endroit où on n’a pas le contrôle, il faut vérifier tous les objets », raconte M. Wilson. Depuis un an et demi, l’équipe du musée surveille les objets, les nettoie, les prépare, et les scelle dans leurs emballages pour le transport vers la nouvelle réserve. Lorsqu’un objet est ou pourrait être attaqué par les insectes, le musée doit le congeler pendant sept jours afin de tuer tous les indésirables.

Une campagne de financement difficile

La campagne de financement du musée est difficile parce que les fondations, vivant de dividende, n’ont pas beaucoup d’argent. Aussi, l’année financière 2011 « n’a pas été fameuse », selon M. Wilson.  Du côté des entreprises, « elles aiment mieux donner des commandites aux festivals et grands musées », estime le directeur conservateur, en insistant toutefois sur l’exception de la Caisse populaire locale.

« Notre problème, c’est qu’il a des causes humanitaires plus importantes que la nôtre », reconnait M. Wilson. « C’est une cause importante pour la culture matérielle, on essaie de préserver des éléments de culture réelle et matérielle», précise M. Wilson même s’il n’y a pas de mauvaise cause.

Ceux qui seraient intéressés à contribuer à la bonne cause peuvent se rendre sur le site web du musée au http://www.mmaq.qc.ca/museemission.htm .

 

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