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Saint-Laurent de plus en plus vert

Au lendemain de son retour du sommet de Rio+20, le maire Alan DeSousa  a présenté à la Ville de Montréal le plan Canopée 2012-2021 qui prévoit la plantation de 25 000 arbres sur le territoire laurentien.

Les villes sont des partenaires privilégiés dans la lutte contre la pollution, estime le maire de Saint-Laurent Alan DeSousa.  Il a représenté la Ville de Montréal du 14 au 17 juin à Rio au congrès mondial du conseil international pour les initiatives écologistes locales (ICLEI), un forum en marge du sommet Rio+20.

Dans un monde pliant sous le poids de la surconsommation, la biodiversité est toujours en baisse et la pollution atmosphérique est en hausse, explique le maire. La moitié de la population humaine réside présentement en ville, mais en 2050 c’est 70% de la population mondiale qui peuplera les milieux urbains. «Il faut reconnaître les villes en matière d’environnement, reconnaître les responsabilités qu’elles ont prises, les programmes qu’elles ont développés et le financement dont elles ont besoin», réclame le maire de Saint-Laurent.

«Les gouvernements nationaux n’ont pas été capables de trouver un accord», résume M. DeSousa. Ses derniers ont «des choses à apprendre des villes», dit-il.  Les villes ont un rôle de leadership très important en environnement parce qu’elles ont déjà pris des engagements concrets pour réduire la pollution atmosphérique, le gaspillage de l’eau et en faveur de la construction de bâtiments dont la consommation d’énergie est efficace, dit le maire de Saint-Laurent.

«Il y a une volonté politique dans les villes, mais les autres paliers de gouvernement ont été incapables de s’entendre sur un problème dont tout le monde reconnaît l’existence», rapporte M DeSousa. Ce dernier souhaite que les nations en arrivent à une entente.

Montréal a le pouce vert

Lors des rencontres au Brésil de l’ICLEI, qui rassemblaient plus de 1400 participants, les représentants des grands centres urbains de la planète ont discuté de villes durables, de ville à faible production de carbone, de villes où sont respectés la biodiversité et où les habitants vivent longtemps et en santé, rapporte M. DeSousa.

Lors de cette rencontre Montréal a été reconnue pour ses bonnes pratiques environnementales, notamment par Amelia Clarke de l’Université de Waterloo qui a dressé un portrait très flatteur de la ville dans ses recherches sur les pratiques environnementales au Canada.

Consommant beaucoup de ressources, les villes doivent être porteuses, non de problème, mais de solutions environnementales, pense Alan DeSousa. Selon lui, l’arrondissement de Saint-Laurent fait un excellent travail en ce sens. «Les gens de Saint-Laurent font des efforts depuis 10 ans, il n’est pas surprenant qu’on soit reconnu comme une communauté verte».

Ne pas s’assoir sur ses lauriers

Le comité exécutif de la Ville de Montréal a reçu, le 19 juin, le Plan d’action canopée 2012-2021 qui vise à augmenter la présence d’arbre de 20 à 25% sur le territoire montréalais. Ce plan sera présenté à l’automne en consultation publique. Après son adoption, 300 000 arbres pourraient être plantés à Montréal sur une période de dix ans.

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