Saint-Léonard

Des récoltes fruitières en milieu urbain

Des récoltes fruitières en milieu urbain
Photo: Félix Lacerte-GauthierL’agente de mobilisation en agriculture urbaine, Alessandra Szilagyi, examine les pommes. Les fruits récoltés sont ensuite mis en boîte, puis pesés.

Jusqu’au mois d’octobre, des bénévoles du projet Récolte Solidaire arpenteront les terrains de Saint-Léonard afin de recueillir les fruits de différents arbres.

« Notre rôle est d’encourager les gens à manger des aliments sains, des produits frais locaux, en plus de diminuer le gaspillage alimentaire », résume Alessandra Szilagyi, agente de mobilisation en agriculture urbaine auprès de la Concertation en Sécurité alimentaire de Saint-Léonard.

Au total, une douzaine de propriétaires d’arbres fruitiers participent actuellement à l’initiative. Les arbres visités varient au fil des semaines, selon les périodes où les différentes variétés de fruits se forment. Pour certains arbres fruitiers, les bénévoles peuvent effectuer jusqu’à deux ou trois cueillettes.

Martin Lalancette a décidé cette année d’offrir les fruits de son cerisier, après avoir entendu parler d’une initiative semblable qui se déroulait au centre-ville. Les bénévoles de Concertation sont venus chez lui deux fois, récoltant pour 55 et 20 livres de cerises. « Mon arbre était plein de fruits qui se seraient perdus sinon, remarque-t-il. Ça allège mon arbre et ça empêche les fruits de pourrir dans le gazon. » Pour lui, l’expérience serait définitivement à refaire l’année prochaine.

Les fruits récoltés sont ensuite remis à des organismes locaux et à des banques alimentaires. Des activités de cuisines avaient également été proposées par la Concertation. « On a réalisé que les fruits ne sont pas toujours mangeables tels quels, parce qu’ils auront été piqués par des insectes, par exemple, révèle Mme Szilagyi. C’est donc mieux de les cuisiner. »

Isabella et Juliana ont décidé de s’impliquer dans le cadre de leurs études à Laurier MacDonald, où on leur demande de faire du bénévolat auprès de la communauté. « C’est amusant, on peut rencontrer des gens, et on apprend de nouvelles choses », croit cette dernière. Toutes deux affirment être ouvertes à l’idée de revenir l’été prochain.

Initialement un projet-pilote créé l’année dernière par Horizon Carrière, l’idée a cette fois été mise de l’avant par la Concertation. Comme objectif, Mme Szilagyi espère intégrer davantage de personnes à l’initiative et faire encore mieux que la récolte passée, qui avait permis de recueillir pour près de 850 livres de fruits.