Saint-Léonard
18:01 13 octobre 2020 | mise à jour le: 14 octobre 2020 à 17:26 temps de lecture: 3 minutes

Une bénévole ayant le système scolaire à cœur

Une bénévole ayant le système scolaire à cœur
Photo: Félix Lacerte-Gauthier/MétroNajat Boughaba s'est récemment fait élire comme représentante de Saint-Léonard au conseil d'administration du CSSPI.

Depuis près de 20 ans, Najat Boughaba s’implique dans le milieu de l’éducation à travers divers postes. Pour la prochaine année, ce sera en tant que représentante de Saint-Ex au comité de parents.

C’est un peu après être arrivée au Québec, en 2001, que Najat a commencé à s’impliquer dans le système éducatif, alors que sa fille aînée commençait son parcours scolaire à l’école primaire.

«L’école est le premier contact avec la société d’accueil. C’est la première instance que les familles immigrantes découvrent. Je me suis impliquée d’abord pour être informée et pour comprendre le système éducatif québécois», se rappelle-t-elle.

Plus que pour elle-même, elle voulait également être en mesure de transmettre ses connaissances nouvellement acquises et de les partager avec d’autres familles dans la même situation que la sienne.

«Je me sentais cette obligation de transmettre l’information pour les aider. Je savais qu’il y avait un besoin. J’en parlais autour de moi, je n’avais pas un protocole pour le faire. C’était plutôt de façon spontanée», ajoute-t-elle.

Mère de quatre enfants, sa plus jeune est présentement inscrite au secondaire, à l’école Antoine-de-Saint-Exupéry. Pour rester impliquée, Najat est membre du conseil d’établissement et elle fait partie du comité de parents depuis maintenant deux ans.

Même pendant le confinement, son implication pour le système demeurait. «On ne chômait pas! On devait remettre des recommandations, sur, par exemple, la façon d’évaluer les élèves. C’était important d’être présent pour acheminer ensuite l’information», révèle-t-elle.

L’un des accomplissements dont elle est le plus fière est d’avoir pu faire adopter la notion des injoignables lors d’une enquête sur les jeunes.

«Ce sont les jeunes qui n’ont plus de cours à l’école, qui traînent derrière les pizzérias. Ils existent, on les voit, et ils doivent aussi être écoutés. Leur donner un temps d’écoute les valorise, et ça les aide à se reprendre en main», explique-t-elle.

Un parcours unique

Originaire du Maroc, Najat s’était déplacée en France, où elle a fait une thèse de doctorat en littérature française à l’Université de Toulouse. Après quelques années où elle a enseigné à l’université, elle a immigré vers le Québec en 2000.

«Nous sommes quelques personnes à être la mémoire du quartier. Nous assurons une certaine continuité et transition lorsqu’il y a des changements de fonctionnaires.» – Najat Boughaba

«À la base, je suis dans le domaine de la littérature. Dans mon processus scolaire, j’ai beaucoup travaillé sur les questions d’identité, de la différence. Ma thèse portait d’ailleurs sur les relations interculturelles», indique-t-elle.

Maintenant au Québec, elle préférait se garder une certaine stabilité au niveau de l’emploi afin de pouvoir être présente pour sa famille, travaillant de manière contractuelle dans le domaine de l’interculturel ou des dossiers jeunesse auprès de divers organismes.

En parallèle de ses contrats et de son implication dans le système scolaire, Najat trouve quand même le temps de s’engager auprès de différents organismes communautaires de l’arrondissement. Elle compte d’ailleurs poursuivre son implication, même une fois que sa benjamine aura terminé son parcours scolaire.

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