Saint-Léonard

Représenter «le meilleur arrondissement de Montréal»

L’implication d’Abdennour lui a valu la Médaille du Lieutenant-gouverneur pour la jeunesse, une reconnaissance soulignée par le premier ministre François Legault. Photo: David Flotat, Métro Média.

Saint-Léonard est «le meilleur arrondissement de Montréal.» C’est cet amour indéfectible du quartier qui l’a vu grandir qu’Abdennour Douraid veut transmettre au Conseil jeunesse de Montréal (CjM).

Je suis né à Saint-Léonard, ça fait partie de qui je suis, et j’en suis fier. C’est pour moi le meilleur arrondissement de Montréal.

Abdennour Douraid, membre du Conseil Jeunesse de Montréal

Abdennour Douraid, 18 ans, a été nommé au CjM pour un mandat de trois ans. Avec ses collègues, il devra conseiller les élus de la ville sur toutes les questions qui touchent les jeunes âgés de 12 à 30 ans.

En se présentant au CjM, il voulait transmettre un message à la jeunesse de son quartier.

«Je crois qu’ici, à Saint-Léonard, les jeunes ne s’impliquent pas assez. J’ai toujours voulu changer cela et montrer que c’est important de participer à la vie démocratique.»

La sécurité et l’environnement

Engagé depuis son adolescence auprès de ses camarades, le jeune homme est élu président du conseil général de l’école Antoine-de-Saint-Exupéry lors de sa 5e année du secondaire.

De fil en aiguille, il prend goût à l’engagement politique et devient membre de l’Association des élèves du secondaire de la commission scolaire de la Pointe-de-l’Île (AESCSPÎ), puis du Conseil jeunesse de Saint-Léonard-Saint-Michel.

 «Au moment où j’ai intégré ce conseil jeunesse, je voulais vraiment porter la voix des jeunes en matière d’environnement. On le voit de plus en plus, c’est un enjeu qui nous tient beaucoup à cœur.»

Dans la foulée du regain des violences par arme à feu dans l’est de la métropole, le jeune léonardois a travaillé à créer des canaux de discussion entre les jeunes, les policiers de quartier et les députés fédéraux du secteur.

«Ces violences ont beaucoup touché la jeunesse, je le vois sur les réseaux sociaux et quand j’entends mes amis de Saint-Léonard. Ça nous affecte beaucoup.»

Je pense que trop souvent on considère la jeunesse comme un groupe homogène. Mais elle ne l’est pas, il y en a plein de différentes. Il faut savoir aller chercher toute cette diversité

Abdennour Douraid, membre du Conseil Jeunesse de Montréal

L’engagement comme responsabilité

L’étudiant en sciences de la santé estime que la jeunesse doit faire son bout de chemin.

«Je pense qu’il y a quand même pas mal de ressources et de choses à faire à Saint-Léonard, comme La Zone et la Maison des jeunes. Malheureusement, la jeunesse ne répond pas toujours présente. C’est aussi à eux de saisir la perche qu’on leur tend avec ces services.»

Abdennour Douraid estime toutefois que ce n’est pas toujours une question de manque de volonté.

«Il y en a aussi beaucoup qui veulent s’impliquer, mais qui y renoncent devant la complexité des instances, ou parce qu’ils ne savent pas où s’impliquer. Je veux démystifier tout ceci et rendre ça plus accessible aux jeunes.»

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