Écoles primaires : 1000 élèves de plus d'ici cinq ans
« Je peux vous dire que nos écoles sont occupées à pleine capacité en ce moment, confirme Christiane St-Onge, directrice des services de communications à la Commission scolaire de la Pointe-de-l’île (CSPÎ). On prévoit une croissance de clientèle importante dans le secteur de Saint-Léonard. Il y aura beaucoup de besoins dans les prochaines années. »
Selon les données du MELS, près de 3600 élèves d’âge primaire fréquentent le réseau scolaire français à Saint-Léonard.
Or, le taux d’inscription va fortement s’accentuer à très court terme.
En 2017-2018, selon les prévisions du ministère, il devrait y avoir plus de 4750 élèves sur les bancs des écoles léonardoises; une augmentation de plus de 1100 enfants.
À titre comparatif, pour les années scolaires 2008-2009 à 2012-2013, l’augmentation n’a été que de 629 élèves.
Créer des salles de classes
La commission scolaire devra trouver le moyen d’accueillir ces centaines de nouveaux élèves. Mais pour y arriver, elle sera obligée de se contenter du parc immobilier dont elle dispose déjà.
« Il y a un problème à l’égard des terrains disponibles. On est quand même sur l’île de Montréal. Il n’y a donc plus de place pour construire de nouvelles écoles. Ça nous oblige à faire des agrandissements », explique Mme St-Onge.
Elle ajoute qu’il n’y a pas que l’accroissement du taux de fréquentation qui force les écoles à se doter de nouvelles salles de classe. Comme le ratio maître élève a été réduit, la quantité de groupes d’élèves est plus grande qu’autrefois. Il faut donc plus de locaux.
Pour répondre à ces nouveaux besoins, l’ensemble des écoles primaires et secondaires sur le territoire de Saint-Léonard ont été visées par des projets d’agrandissement. L’école Wilfrid-Bastien, elle, connaîtra une autre phase d’expansion prochainement.
« Les contraintes que ça pose sont grandes. Lorsque vous faites un agrandissement, vous devez tenir compte du bâti actuel, voir s’il y a de l’espace encore disponible sur le terrain existant. Parfois, il n’y en a pas. Certains espaces doivent donc changer de vocation pour prioriser les locaux de classes. »