Des écoles se mouillent
« L’objectif est d’évaluer les compétences des élèves et leur enseigner des techniques de base en natation, explique Audrey Villeneuve, chargée de communication pour Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension. On veut prévenir les noyades en apprenant aux enfants à se débrouiller. Mais, on organise ça aussi pour le plaisir de l’activité physique», résume-t-elle. Tout ceci dans un esprit ludique, avec des animations et des jeux sur un trottoir flottant.
Au même moment, la Société de sauvetage, en partenariat avec des commissions scolaires et la Ville de Montréal, lance officiellement son programme Nager pour la survie.
L’acquisition d’habiletés de base en natation permet de lutter contre les noyades avant même qu’elles ne se produisent. La Société de sauvetage a ciblé les habiletés minimales pour survivre à une chute inattendue en eau profonde. Pour atteindre cette cible, il faut être capable d’entrer par roulade en eau profonde, de nager sur place pendant une minute et de nager sur 50 mètres.
Afin de prévenir les noyades, plusieurs coroners ont recommandé que le programme «Nager pour la survie» soit implanté partout dans la province, dans le curriculum scolaire du deuxième cycle du primaire. L’année dernière, après un nombre important de noyades, le gouvernement du Québec a demandé que le programme soit adopté par toutes les écoles primaires du Québec. Il sera implanté dans les écoles du quartier dans les prochains mois.
En plus des élèves de l’école Gadbois, des enfants des écoles Montcalm, Saint-Pierre-Apôtre, Saints-Martyrs-Canadiens et Henri-Julien étaient présents.