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Trois projets-pilotes pour la jeunesse

Combler des lacunes dans les services offerts aux jeunes de 6 à 12 ans et travailler main dans la main avec d’autres acteurs du milieu : tels étaient les objectifs du Collectif jeunesse de Saint-Léonard en réfléchissant, avec 29 organismes communautaires, aux pistes d’action à emprunter pour mieux servir les enfants.

En 2011, pour la première fois, le Collectif jeunesse réunit tous les acteurs jeunesse du quartier afin de discuter des besoins des enfants. Le Centre de santé et de services sociaux de Saint-Léonard–Saint-Michel, les écoles du quartier, l’arrondissement ainsi que les membres du collectif ont alors retenu trois grands thèmes à développer : violence, intimidation et cyberintimidation; santé physique et hygiène de vie; nouveaux arrivants et relations interculturelles.

Trois comités de travail se sont formés. Chacun avait pour mission de mettre en place un projet-pilote dans son domaine.

Le comité Santé physique et hygiène de vie a mis sur pied diverses activités sportives et culturelles, telles des parties de basket-ball et un cours de gumboots. « Les besoins identifiés étaient de combattre la sédentarité, de faire adopter de saines habitudes alimentaires et une bonne hygiène de vie », énumère la responsable de ce volet, Karine Mathieu, également organisatrice communautaire au centre local de services communautaires. Les activités étaient conçues pour favoriser aussi l’estime de soi.

Au total, 90 jeunes ont participé aux activités. Le projet se concluait, le samedi 23 mars à l’école Lambert-Closse, par une fête familiale.

Rejoindre les parents

Les besoins des jeunes Léonardois sont-ils si criants? La responsable du comité relations interculturelles et nouveaux arrivants, Rachel Lemelin, et celle du comité violence, intimidation et cyberintimidation, Zoé-Isabelle Côté, répondent que la difficulté était surtout de rejoindre leurs parents. « On s’est rendu compte que les parents ne connaissaient pas bien les services qui leur étaient disponibles », affirme Mme Lemelin.

Le projet-pilote conçu par son équipe a été de créer une carte-ressource des organismes du quartier, qui sera en circulation dans les prochaines semaines. Pour surmonter la barrière de la langue des nouveaux arrivants, le pictogramme a été privilégié.

La distribution de ces cartes fait aussi partie de la stratégie. « Les écoles sont un point de convergence, un bon endroit pour rejoindre les parents. La distribution va se faire par les femmes-relais, des immigrantes qui sont bien intégrées et qui parlent la langue d’origine », explique-t-elle.

À plus long terme, une idée du comité serait de former des parents-relais dans chacune de ces écoles du quartier.

Du côté de la prévention de la violence et de l’intimidation, une grande préoccupation chez les parents, ce comité a organisé des cafés-rencontres aux services de garde. En fin de journée, à quelques reprises, ils pouvaient donc prendre une collation en rencontrant des intervenants. « Ce qui est efficace, explique Zoé-Isabelle Côté, ce n’est pas de remettre plein de documentation, mais de les accompagner. » Son équipe a donc présenté des courtes capsules sur les mythes et réalités de l’intimidation à l’école, sur comment reconnaître et intervenir auprès d’une victime ou d’un intimidateur, et sur comment accompagner son enfant lorsqu’il est témoin du phénomène. « C’est efficace et la réception est intéressante », commente-t-elle.

Dans les prochaines semaines, chacun des comités fera un bilan de l’efficacité de son projet-pilote. Ils évalueront aussi la collaboration et le potentiel de pérennité de leurs initiatives.

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