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Le Saint-Léonard de demain

Une quarantaine de résidents et de travailleurs de Saint-Léonard ont réfléchi ensemble à la vision de l’arrondissement, à l’occasion de la soirée Demain Montréal, qui s’est tenue, lundi le 26 novembre, à la bibliothèque de Saint-Léonard. Les participants ont principalement discuté de l’ouverture à l’intégration des nouvelles communautés culturelles, l’accessibilité aux logements abordables, la sécurité routière pour les enfants et les aînés ainsi que du renforcement du transport collectif.

Organisées dans 17 des 19 arrondissements de la métropole, les soirées Demain Montréal prennent la forme d’une consultation publique qui a pour but de prendre le pouls des Montréalais en ce qui concerne les enjeux et les défis de développement durable pour le Plan de développement de Montréal, dont l’adoption est prévue en 2013.

L’identité

L’animatrice de la soirée, Constance Romacieri a d’abord demandé aux personnes présentes quels éléments feraient en sorte qu’elles soient fières d’habiter le quartier dans 15 ans?

Un premier participant a souligné que ce qui caractérise Saint-Léonard, c’est surtout les grands espaces verts que constituent les parcs. Une autre a parlé du changement de portrait du quartier quant aux nouvelles communautés culturelles.

La conseillère en planification de l’arrondissement de Saint-Léonard, Mélanie Roy, a justement indiqué au début de la rencontre que selon les données du recensement de 2011, un changement démographique s’est opéré dans le quartier au cours des dernières années. Ainsi, de plus en plus de personnes originaires des pays du Maghreb choisissent Saint-Léonard comme lieu de résidence, qui jusqu’à présent était principalement habité par la communauté italienne.

La responsable de l’Association haïtiano-canadao-quécoise, Felicidades Joseph, qui est aussi résidente du quartier, a décrit fièrement son quartier.

« En 1981, lorsque je suis arrivée, Saint-Léonard ne ressemblait à rien. Un exemple, c’est le parc Ferland. À l’époque, ce n’était qu’une montagne et aujourd’hui, c’est un parc extraordinaire », a-t-elle confié.

Vivre et grandir à Saint-Léonard

Dans un deuxième temps, l’animatrice a invité les résidents et travailleurs à discuter des qualités qui selon eux feront en sorte que leur famille et enfants veuillent continuer à vivre dans le quartier.

« Pour que les gens restent, il faut plus de verdure dans les rues. Parfois elles sont trop grises. Il faut qu’elles soient plus colorées, que les parcs soient habités, que les Bixis fassent leur apparition et qu’on puisse magasiner sur la rue Jean-Talon. Il faut que cette rue-là devienne une rue qui représente les différentes communautés. On devrait avoir des espaces culturels, du théâtre dans les parcs, etc. En fait, si vous me demandez de rêver, je veux que Saint-Léonard devienne un Central Park », a déclaré la directrice générale de la Corporation de développement économique de Saint-Léonard, Véronique Fenocchi.

La coordonnatrice de l’organisme Action Dignité a quant à elle insisté sur l’importance d’avoir une offre de logements sociaux abordables et salubres.

« Il y a de plus en plus de grandes familles qui arrivent et c’est primordial d’être en mesure de leur offrir des logements convenables pour leur assurer une bonne qualité de vie », a-t-elle fait valoir.

Un autre élément soulevé par plusieurs citoyens est celui de la sécurité routière. L’autoroute métropolitaine qui scinde le quartier en deux, les zones scolaires parfois problématiques, et les longues rues difficiles à traverser pour les personnes âgées sont au cœur des préoccupations des Léonardois.

Travailler dans le quartier

Pour la directrice du Carrefour jeunesse emploi de Jeanne-Mance—Viger, Lina Raffoul, il doit être primordial de se préoccuper de la population âgée de 18 à 35 ans.

« On perd beaucoup de nos jeunes adultes. Il faut trouver des moyens de les retenir dans le quartier. Il faut bien plus que des parcs, il faut des espaces culturels et une offre de transport en commun adéquate », a-t-elle fait observer.

La coordonnatrice de l’Écoquartier de Saint-Léonard, Esther Tremblay, est du même avis. « Je n’habite pas le quartier, mais lorsque j’ai commencé à travailler à Saint-Léonard, je me suis vite rendu compte que les jonctions dans l’arrondissement ne sont pas faciles. On parle du transport collectif, moi [faute d’y trouver une offre], j’ai opté pour le transport actif [bicyclette]. Toutefois, là encore, il pourrait y avoir plus de zones sécuritaires pour faciliter la traversée de la Métropolitaine à vélo », a-t-elle indiqué.

Cette rencontre, qui aura duré presque deux heures et demie, permettra au bureau de développement de Montréal d’avoir une idée des priorités de chacun des arrondissements.

Tel que suggérait un directeur d’école présent à la soirée, maintenant que le plan a été présenté, les personnes présentes se sont entendues pour dire que ce qui est important c’est que l’administration locale et la Ville-centre adoptent un plan de réussite pour s’assurer de la réalisation des projets.

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