Profession : intervenant de milieu
« Nous sommes des intervenants de milieu, c’est-à-dire que nous sommes présents dans les écoles, à la MDJ, dans les parcs, bref, là où l’on trouve des jeunes. Nous faisons de l’écoute, de la prévention, de l’accompagnement et de l’intervention », explique d’entrée de jeu, Robby.
Leur travail consiste principalement à être une figure marquante à laquelle les jeunes peuvent s’identifier et vers laquelle ils peuvent se tourner en cas de besoin. Selon les deux intervenants, le fait de ne pas provenir du milieu scolaire facilite grandement le contact avec les adolescents.
« Le fait de ne pas venir de l’école, de ne pas être un parent crée une ouverture. Ils savent que nous sommes des intervenants, que nous n’irons pas tout répéter ce qu’ils nous disent, alors ils se sentent davantage en confiance. Nous pouvons les aider à faire les bons choix. Je crois que les jeunes en ont conscience, même s’ils ne le disent pas. Ils savent qu’on est là pour eux », estime M. Kadri.
Le coordonnateur de la MDJ, Antonin Favron soutient, pour sa part, que le rôle des intervenants de milieu est complémentaire à celui des autres adultes significatifs des jeunes (parents, enseignants, etc.).
« Sans être des professionnels de la psychologie ou des autres domaines d’intervention, ils ont une bonne connaissance de tout ce qui se fait dans le milieu. Ils savent ce qui ce passe chez les adolescents, ils connaissent la loi, la santé, etc. Si les jeunes ont un problème ou quoi que ce soit, ils peuvent les orienter vers les ressources disponibles », explique M. Favron.
Afin de se faire connaître de la clientèle jeunesse, les deux jeunes hommes font la tournée des écoles secondaires de l’arrondissement. Alors que Robby est présent dans des établissements francophones, M. Kadri a pour mandat de tisser des liens avec le milieu scolaire anglophone.
« En 2001-2002, on espérait rejoindre toutes les écoles de Saint-Léonard. Le contexte a fait qu’on ne pouvait pas être assez présent dans tous les établissements pour créer des liens avec les jeunes. On s’est donc concentré sur les écoles francophones. Ça fait quelques années que l’on essaie de trouver un moyen, avec le Collectif jeunesse, de rejoindre les jeunes de la communauté anglophone. Nous avons eu une opportunité de financement qui nous a permis d’engager un autre intervenant », explique M. Favron.
L’embauche de M. Kadri a effectivement été rendue possible grâce à une subvention du ministère de la Sécurité publique du gouvernement du Québec provenant du partage des produits de la criminalité. Le contrat de travail de l’intervenant est d’une durée d’un an, mais pourrait être reconduit, indique M. Favron.
Rappelons que la MDJ est située au 5676, rue Jarry Est. Pour en savoir plus, on consulte le site Internet de l’organisme ou on communique avec le 514 327-0185.
Portait des intervenants de milieu
Sid-Ali Kadri
Nouvellement arrivé à la MDJ de Saint-Léonard, Sid-Ali Kadri a débuté sa carrière au YMCA du Parc, dans le cadre du programme Alternative suspension, qui aide les jeunes à réintégrer le milieu scolaire. Il a été appelé à venir travailler à la MDJ à titre d’animateur-volant.
M. Kadri a choisi de devenir intervenant jeunesse parce qu’il trouve que le travail auprès des jeunes est gratifiant. Il soutient apprécier voir les jeunes évoluer et grandir sur le long terme. « On voit qu’on a eu un impact », confie-t-il.
Robenson « Robby » Raphaël
Il est intervenant de milieu à la MDJ de Saint-Léonard depuis maintenant six ans. Avant d’arriver au Zénith, il a œuvré pendant près de deux ans auprès des enfants âgés entre 6 et 12 ans. Le passage à la MDJ s’est fait naturellement lorsqu’un poste s’est ouvert.
« J’aime travailler avec les jeunes. Je crois en la jeunesse! Le fait de créer des liens significatif permet d’influencer les jeunes de façon positive. Je veux les aider du mieux que je peux », fait-il valoir.