L’Arctic en a eu plein les bras
Vendredi soir, à Terrebonne, les Cobras ont enfilé sept buts de suite avant de voir les visiteurs donner signe de vie dans la dernière minute du troisième engagement. Kevin Bisaillon (8e) et Nicolas-Charles Harvey (1er), un petit gars de Saint-Léonard, ont alors inscrit les deux seuls buts de l’Arctic.
« L’histoire du match a été le mauvais but accordé par Julien Giroux. Sur un dégagement des Cobras, la rondelle a passé entre ses jambes. Un but qu’on voit dans la classe atome, décrit l’entraîneur-chef de l’Arctic, Guido Famulare. Ce but a dégonflé notre ‘’balloune’’. C’est venu scier nos jambes et pourtant on avait encore beaucoup de temps devant nous pour reprendre le rythme de la rencontre, chose qu’on avait avant ce but », estime l’entraîneur. Ce momemtum, l’Arctic l’aurait donc perdu à la 37e seconde de jeu, le temps que les Cobras ont eu besoin pour marquer leur premier but.
Question de permettre à Giroux de reprendre ses esprits, Famulare l’a retiré du match quelques instants avant de le retourner dans la mêlée. « J’ai voulu que mon entraîneur des gardiens lui parle un peu. Ce n’est pas un but que les gardiens aiment accorder. »
Malgré tout, l’Arctic n’était plus dans le coup. C’est d’ailleurs Charles-Antoine Garneau qui a gardé les buts de Saint-Léonard en troisième période. « À 4-0, j’ai voulu donner du temps de glace à Charles-Antoine. Je me suis entendu avec Giroux, soutient un entraîneur qui donne tout de même crédit aux joueurs des Cobras pour leur victoire. Ce sont de gros gars, disciplinés, qui appliquent bien leur plan de match. » Les Cobras ont lancé 41 fois sur le but de l’Arctic.
Lourde commande
Dimanche soir, à l’aréna Martin-Brodeur, une lourde commande attendait les hommes de Famulare alors que le Collège Français de Longueuil débarquait. Les joueurs de Pierre Pétroni aspirent aux grands honneurs année après année. On avait raison de croire que l’Arctic, si fragile il était après sa dégelée de 7-2, pouvait à nouveau être refroidi par son adversaire.
La rencontre semblait une fois de plus se diriger à sens unique. Mené 3-0 jusqu’en troisième période, Saint-Léonard a finalement rebondi avec trois buts sans riposte, pour forcer la prolongation. « J’ai coupé mon banc dans le dernier tiers. J’ai également modifié mes lignes. J’ai mis sur la glace les joueurs qui m’en ont donné depuis le début du match et cela a fonctionné, explique Famulare.
La rencontre s’est finalement décidée en tirs de barrage. L’Arctic, à plus d’une reprise, avait le but de la victoire au bout de la palette, mais n’a pas réussi à tromper la vigilance du gardien adverse.
Pour sa part, Julien Giroux a été excellent dans cette partie. Il a repoussé 42 des 45 tirs dirigés vers lui.
« Depuis le début de la saison, nos défaites ont été lourdes. On a perdu par de grandes différences de buts, comme des 7-1, 7-2, 8-4, 11-1. J’étais tanné de perdre de cette façon. Finalement, je me suis rendu compte que je n’aime pas mieux perdre en tirs de barrage », termine Guido Famulare.
Le prochain match à domicile de l’Arctic se tiendra, dimanche soir, à l’aréna Martin-Brodeur face aux Rangers de Montréal-Est. La rencontre est prévue pour 20 h. Saint-Léonard sera à La Tuque vendredi soir.