Un règlement qui ne fait pas l’unanimité
En septembre, les résidents des rues d’Évreux, de Prébois et de Brossard ont reçu une lettre qui leur indiquait qu’à compter du 1er octobre, ils devraient payer 75 $ pour se procurer une vignette de stationnement visiteur. Mécontents de cette décision, qu’ils jugent injustifiée, ils demandent à l’administration locale d’annuler le règlement.
« On a l’impression d’être devant le fait accompli. On ne nous a jamais consultés. Tout ce qu’ils ont fait, c’est nous envoyer une lettre le 4 septembre pour nous faire part de leur décision finale », confie Lina Dufault, qui loge sur la rue d’Évreux.
« Ils nous donnent trois semaines pour se préparer à ça! Il y a beaucoup de personnes âgées ici. Ce n’est pas tout le monde qui a les 75 $ », ajoute Joseph Santeusiano, qui demeure sur la rue Prébois.
Lors de la dernière séance du conseil, ils sont venus déposer une pétition afin que les élus annulent cette nouvelle procédure. Jusque-là, les personnes qui habitaient l’une de ces trois rues étaient habituées au système de vignettes qui a été instauré il y a plus d’une dizaine d’années. Annuellement, les Léonardois qui habitent ce secteur devaient se rendre au bureau Accès Saint-Léonard avec une preuve de résidence pour obtenir leur vignette de stationnement permanente. S’ils le désiraient, ils pouvaient également demander une vignette amovible pour la visite. Le tout était offert gratuitement aux citoyens habitant le seul tronçon dans le quartier à utiliser des vignettes.
Selon les explications fournies par l’arrondissement, le règlement qui est en vigueur depuis le 1er octobre est un moyen pour limiter le nombre de vignettes visiteurs.
« Nous avons vu qu’en 2011 seulement, il y avait eu plus de vignettes visiteurs émises que de vignettes permanentes », explique le Chef de division – Relation avec les citoyens et communications, Richard Caron.
Pour les citoyens, cet argument est difficile à comprendre. « Lorsque j’ai posé la question une première fois, on m’a dit que c’était parce que ça coûtait cher de produire les nouvelles vignettes. Ensuite, on m’a répondu que c’est parce qu’on veut nous protéger. Mais… il n’y a pas eu de plaintes de notre part, le système fonctionnait très bien avant, on n’a jamais manqué de place », commente Mme Dufault.
« S’ils ont donné trop de permis fine, ils peuvent limiter le nombre et donner seulement une vignette visiteur par adresse. Mais en ce moment, les gens qui n’ont pas d’auto et qui avant pouvaient obtenir au moins une vignette gratuitement ne peuvent plus! Ils doivent payer », poursuit M. Santeusanio.
À la mairie, on assure que les doléances des résidents ont été prises en considération et que dès la prochaine rencontre de la Commission, le dossier sera traité afin de trouver une solution.
« Ils ont dit être très compréhensifs et ouverts à notre demande, nous espérons qu’ils fassent le nécessaire pour rétablir la situation », concluent Mme Dufault et M. Santeusanio.