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Consultation municipale

Photo: Archives Métro
Tranchemontagne Daphnée - TC Media
L’apparition soudaine d’un bobo « là où ça fait mal » peut empêcher les gens de vaquer à leurs activités habituelles. Afin de faire le suivi sur les absences du travail de ses employés pour des raisons médicales, l’arrondissement fait appel au médecin Lucie Paquette L’ Écuyer.

La spécialiste met son expertise au service de l’administration locale à raison d’une demi-journée par semaine, pour un salaire annuel de 28 560 $. Elle se penche sur les dossiers d’invalidité et d’accidents au travail, réalise les examens médicaux de préembauche et « fournit ses opinions, avis et diagnostics concernant toute absence due à la maladie, à un accident occupationnel ou non occupationnel, ou sur tout autre dossier soumis par l’arrondissement », peut-on lire dans le sommaire décisionnel de la séance du conseil du 5 décembre.

Pour 2011, le nombre d’employés à l’arrondissement a été évalué à 269,5 années-personnes. Au moment de l’entrevue, Mme Paquette L’Écuyer assurait le suivi médical de 20 dossiers : 13 cas d’invalidité et sept cas d’accident de travail.

« Ce qui justifie l’embauche d’un médecin, c’est le volume de dossiers. Année après année, c’est toujours le même nombre de dossiers qui se maintient. En plus des dossiers d’invalidité et d’accident au travail, il y a toute la question des examens de préembauche », fait valoir Jean-François Sonier, chargé de communication à l’arrondissement.

En comparaison, l’arrondissement Rosemont-La Petite-Patrie, qui compte plus de 500 employés et gère actuellement 50 dossiers d’invalidité, choisit plutôt de faire appel aux services d’une infirmière sur une base hebdomadaire qui réfère les dossiers plus complexes à un médecin lorsque nécessaire. Son salaire annuel est évalué entre 40 000 $ et 70 000 $.

« L’infirmière est en fait une conseillère en gestion des invalidités et des présences au travail. Il a toujours été dans la tradition de la Ville de Montréal d’embaucher une infirmière pour ce poste, même si cette formation n’est pas obligatoire, car on estime qu’elle est plus à même de gérer les dossiers en connaissance de cause. Elle a le salaire d’un cadre moyen. En complément, nous travaillons avec des cliniques spécialisées en médecine du travail », indique Serge Fortin, chargé de communication de l’arrondissement Rosemont – La Petite-Patrie.

Du côté de Saint-Léonard, on estime que l’embauche d’un médecin est amplement justifiée.

« Il y a parfois des dossiers qui datent de l’année précédente et qui sont toujours en cours. Le fait d’avoir la même personne permet d’avoir un meilleur suivi des dossiers et une meilleure prise de décision par rapport à ce qu’est l’invalidité et les cas de CSST. C’est une question de qualité », soutient M. Sonier.

Absence au travail

Dans le sommaire décisionnel, il est indiqué que « docteur Lucie Paquette L’Écuyer assure une présence d’une demi-journée par semaine à l’arrondissement de Saint-Léonard », ce qui n’est pas toujours le cas.

« Il peut arriver qu’elle ne se présente pas pendant certaines périodes, notamment l’été. S’il n’y a pas de demandes, il peut arriver qu’elle n’ait pas à se présenter. C’est prévu dans son mandat », informe M. Sonier.

Il soutient que les heures non travaillées ne sont pas reportées la semaine suivante. Questionné sur la fréquence de ces absences, le chargé de communication n’a pas été en mesure de fournir cette information.

 

Garde partagée

Le local médical de l’arrondissement de Saint-Léonard est loué par l’arrondissement de Mercier – Hochelaga-Maisonneuve (MHM), à raison d’une demi-journée par semaine, au coût annuel de 4200 $. Il s’agit d’une plage horaire distincte de celle de Saint-Léonard.

« Puisque le local est déjà aménagé pour recevoir un médecin, nous jugeons bon qu’un autre arrondissement puisse également l’utiliser », avance M. Sonier, qui précise que MHM est le seul arrondissement à louer les installations léonardoises.

L’administration locale de MHM négocie séparément son entente avec le médecin. Selon les informations recueillies auprès de l’administration locale, son salaire annuel est d’environ 24 000 $.

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