Massimo Pacetti échappe à la fusillade
Le Progrès Saint-Léonard n’a toutefois pas été en mesure de parler à M. Pacetti pour l’instant. Il s’est toutefois exprimé par le biais de sa page Facebook sur l’heure du midi.
« Le soldat et l’agent de sécurité parlementaire qui furent atteints aujourd’hui ainsi que les membres de leurs familles et tous ceux et celles qui ont été touchés par les événements terribles qui se sont déroulés sont dans mes pensées et prières. Mes sincères remerciements aux membres des différents services de police et de sécurité qui font un travail formidable tout au cours de la situation inquiétante qui se déroule présentement. Je puis vous exprimer que mes employés ainsi que moi-même sommes en sécurité présentement. »
Tireurs au Parlement
Selon des témoins, peu avant 10 h, au moins un homme barbu et vêtu de vêtements amples aurait braqué une arme de chasse vers le chauffeur d’une voiture officielle. À bord de cette voiture noire, l’homme se serait approché du cénotaphe devant le Parlement.
Il aurait alors fait feu en direction d’un militaire qui montait la garde. Le militaire aurait été atteint sévèrement.
On ignore si le suspect était accompagné à ce moment, mais la police d’Ottawa confirme qu’il y aurait plus d’un tireur impliqué. L’individu aurait alors pénétré à l’intérieur du Parlement où la plupart des députés étaient en caucus. L’homme se serait alors dirigé vers la bibliothèque du Parlement, située au bout du corridor d’entrée.
« Nous étions en caucus avec des collègues dans une salle du Parlement, lorsque j’ai entendu de violents coups de feu tout près de notre porte, raconte la députée de la Pointe-de-l’Île, Ève Péclet jointe au téléphone quelques minutes après les attaques. Des agents de sécurité sont entrés dans la salle et nous ont ordonné de nous coucher par terre en-dessous des tables. »
Ces mêmes agents ont par la suite barricadé les portes et fait sortir les députés par la porte arrière de la salle.
« Nous avons pris des chemins souterrains et nous sommes maintenant dans un autre édifice en attente de nouvelles informations, dit Mme Péclet. Je suis encore un peu sous le choc, car tout s’est passé très rapidement. »
Le premier ministre canadien, Stephen Harper, aurait pour sa part été évacué par hélicoptère. Les autres chefs des principaux partis seraient également en sécurité, selon Radio-Canada.
Opération en cours
À l’intérieur du Parlement, un agent de sécurité aurait été blessé par le tireur. Des coups de feu auraient alors été échangés entre le suspect et plusieurs dizaines de policiers de différents corps de police, selon le Globe and Mail. Au moins un homme aurait été abattu dans ce corridor, mais on ignore toujours s’il s’agit du suspect.
Des mesures de sécurité supplémentaires ont été prises de l’Assemblée nationale à Québec et plusieurs députés ont fermé leur bureau pour la journée.
Peur pour sa vie
Les événements qui sont survenus vers 9 h 50 ont bouleversé la députée qui condamne les gestes des tireurs.
« J’ai eu très peur car les coups de feu sonnaient très près de notre porte. J’étais convaincue que la personne qui tirait s’en venait nous voir, alors oui, j’ai eu peur pour ma vie, ma première pensée était pour ma famille. J’avais peur de ne plus jamais les revoir », raconte vraisemblablement émue Mme Péclet.
Elle déclare qu’elle condamne avec « véhémence » les événements survenus et espère que tout reviendra à la normalité rapidement.
« Ce qui est arrivé aujourd’hui, est très grave. Utiliser la violence, c’est tout simplement inacceptable. Il y a d’autres moyens de faire passer son message et de montrer son mécontentement. Je ne comprends pas ce qui a poussé ces gens à s’armer et s’attaquer ainsi au Parlement, c’est inadmissible! »
(En collaboration avec Simon Bousquet-Richard et Samantha Velandia)