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Le travail essentiel des bénévoles de l’hôpital Santa Cabrini

Le travail essentiel des bénévoles de l’hôpital Santa Cabrini
Photo by: Thomas Laberge/Progrès Saint-Léonard

Encore cette année, l’hôpital Santa Cabrini est à la recherche de bénévoles pour compléter son équipe. Apporter un verre d’eau, offrir un peu de réconfort, ou même parfois accompagner les malades dans leurs derniers moments ; les bénévoles sont le trait d’union entre les patients et le personnel soignant. Portait de ces personnes dévouées.

Hélène Morin est bénévole depuis seulement quelques mois. Après avoir pris sa retraite, elle souhaitait se trouver une occupation afin de sortir de chez elle. Elle adore maintenant ce qu’elle fait. « Je suis tombé dans la potion magique », indique celle qui souhaite rester tant qu’elle en sera capable.

Valérie Gauthier, qui est infirmière, travaille régulièrement avec la bénévole. Elle apprécie beaucoup l’aide qu’elle lui apporte. « Toutes les petites choses que Hélène fait, comme apporter un verre d’eau au patient, ça m’enlève un stress. Ça me permet de me concentrer sur mes traitements », explique-t-elle.

Des bénévoles comme Hélène, il y a en a plus d’une centaine par année à l’hôpital Santa Cabrini. Selon leur responsable, Josée Collette, ils sont un élément essentiel dans l’institution de santé. « Il ne faut pas minimiser la détresse des gens lorsqu’ils viennent à l’hôpital, même pour des interventions mineures. Les bénévoles sont là vraiment pour l’aspect humain. Ils apportent du réconfort à la clientèle. Ils sont là pour être le trait d’union », explique-t-elle.

Un vétéran du bénévolat
Certains bénévoles sont là depuis longtemps. C’est notamment le cas de Carmine Santone. Ce retraité du milieu de l’aviation donne de son temps sans rien demander en retour depuis une quinzaine d’années.

« Je suis à l’accueil le matin à partir de 5h30. C’est moi qui s’occupe d’appeler les gens pour leur chirurgie. Parfois, il y a des gens qui arrivent en chaise roulante et sans accompagnateur, alors je vais les aider », dit-il.

Ce boute-en-train explique qu’il raconte régulièrement des blagues afin de détendre l’atmosphère dans un milieu qui peut parfois être tendu.

« Nos bénévoles éteignent des feux constamment avant que ça dégénère », renchérit Mme Collette.

« Je ne croyais pas qu’on pouvait faire une différence »
Marie-Joanne Trottier a un tout autre profil. Travaillant en développement organisationnel, elle n’était pas spécialement intéressée par le bénévolat. « Ce n’était pas dans ma philosophie. Je ne croyais pas qu’on pouvait faire une différence en tant que bénévole », dit-elle.

Alors qu’elle est en année sabbatique, elle décide de tenter l’expérience. Finalement, elle ne regrette pas son choix. « La maladie, ça remet les choses en perspective. On constate qu’il y a des gens qui ont pogné un billet moins chanceux que nous », affirme-t-elle.

Mme Trottier s’occupe d’accompagner les patients dans leurs derniers moments de vie. «Je suis aux soins palliatifs et je trouve ça magnifique de partager ce petit moment de vie avec les patients. D’un point de vue personnel, ça permet de mieux comprendre ce qu’est la mort, autant la mienne que celle des gens que j’aime  », explique-t-elle.

Et elle est maintenant consciente qu’elle peut faire une différence dans la vie des patients. « L’autre jour, j’avais un monsieur stressé, alors je lui ai flatté les cheveux, et ça l’a apaisé », raconte-t-elle.

Mme Trottier ne s’en cache pas, elle aime faire du bénévolat, car cela lui procure une satisfaction personnelle. « Quand tu en parles autour de toi, tu te trouves un peu hot », lance-t-elle en riant.

Selon Josée Collette, il a été prouvé que le bénévolat était bénéfique. « Il y a une étude qui démontre que quand on fait du bénévolat, le stress diminue. Il y a un sentiment de bonheur qui s’installe, car on a le sentiment d’apporter quelque chose de beau et de bon à l’autre  », explique-t-elle.

Des besoins constants
Bien que la majorité des bénévoles reste longtemps, il y a tout de même un roulement. « Il y a par exemple des étudiants en médecine qui vont venir seulement une session », dit Josée Collette.

Par conséquent, elle doit toujours recruter de nouveaux candidats. « Les besoins sont constants, mais ce n’est pas difficile de recruter », assure-t-elle.

Les gens intéressés peuvent contacter Mme Collette. Les candidats doivent ensuite passer une entrevue et recevoir deux formations avant de pouvoir devenir bénévoles pour l’hôpital.

 

 

 

 

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