Sud-Ouest

L’école Saint-Zotique reçoit Mikaël Kingsbury

Photo: (Photo: Gracieuseté - Club des petits déjeuners)

L’excitation était palpable à l’école Saint-Zotique, jeudi matin, où les élèves ont reçu la visite du skieur acrobatique Mikaël Kingsbury. Pour célébrer le 10e anniversaire du Club des petits déjeuners dans cette école primaire de Saint-Henri, le champion olympique a servi le repas du matin aux quelque 50 enfants présents, accompagné de sa mère.

«Pour moi qui suis dans le monde du sport, le déjeuner c’est le repas le plus important de ma journée. C’est difficile de concevoir que des jeunes ne mangent pas le matin, c’est ce qui donne de l’énergie et de la concentration», explique M. Kingsbury, qui agit à titre de porte-parole pour le Club depuis plus d’un an.

Ce dernier a été reçu en grande pompe par les élèves qui lui avaient fabriqué une médaille d’or pour le féliciter de ses exploits aux Jeux de Pyeongchang en février. Il portait également sa vraie médaille pour l’occasion.

«Quand je l’ai vu, j’ai fait oh mon dieu, s’exclame Mia, une élève de 6e année. C’était vraiment une surprise pour moi de le voir ici. Je ne fais pas beaucoup de ski, mais j’aime beaucoup le regarder à la télé.» À l’instar de ses camarades de classe, elle a pu repartir avec un autographe de l’athlète, qui s’est montré très généreux de son temps avec les jeunes.

Grands besoins
Le Club des petits déjeuners est particulièrement présent dans le secteur du Sud-Ouest. «C’est un endroit qui a de grands besoins, mais c’est une région très résiliente aussi. Les gens veulent changer leur situation. L’engagement des directions d’école, des enseignants et des bénévoles est exceptionnel», souligne Daniel Germain, le président-fondateur du Club depuis 22 ans.

Deux bénévoles servent d’ailleurs le déjeuner aux élèves depuis les tous débuts. «J’aime remplir le ventre des enfants et les voir repartir avec le sourire. Je ne suis pas seulement bénévole, je joue aussi souvent la psychologue ou la maman», souligne la bénévole en chef, Annick Thériault, qui habite Saint-Henri.

Ses deux enfants ont passé par les portes de l’école Saint-Zotique, tout comme ceux de Johane Lauzon, également bénévole depuis 10 ans. «Il y en a qui trouve ça difficile se lever le matin, mais moi ça me fait le plus grand bien venir ici. Je le fais pour les enfants, mais aussi pour moi. J’ai beaucoup grandi à travers ces années de bénévolat, ça m’a donné confiance en moi», explique celle qui réside aussi dans le quartier.

Plusieurs établissements scolaires de l’arrondissement sont évalués à 10, soit l’indice de défavorisation le plus élevé. Outre Saint-Zotique, les écoles Ludger-Duvernay, Vezina et Jeanne LeBer bénéficient des services du Club et plusieurs autres figurent sur la liste d’attente.

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