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05:00 10 mars 2021 | mise à jour le: 10 mars 2021 à 07:03 temps de lecture: 3 minutes

Kathy Baig, une ingénieure engagée pour la parité en génie

Kathy Baig, une ingénieure engagée pour la parité en génie
Photo: Denis Germain/Métro MédiaLa présidente de l’OIQ a reçu un doctorat honoris causa de la part de l’ÉTS.

La présidente de l’Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ), Kathy Baig, a été récompensée par l’École de technologie supérieure (ÉTS) en raison de son engagement envers la diversité à l’intérieur de sa profession.

«Les jeunes filles disent qu’elles n’ont pas assez de modèles féminins auxquels elles peuvent s’identifier. Elles ont certaines craintes par rapport aux barrières qu’elles peuvent vivre. Si ça peut inspirer d’autres personnes comme quoi c’est possible, ça va être un plus pour la profession», affirme Mme Baig, en poste depuis 2016.

«Les études le montrent. La diversité, c’est important. On a besoin de cette diversité féminine là au sein de la profession pour faire en sorte qu’on peut collectivement mieux réaliser les défis.» – Kathy Baig

Diplômée en génie chimique de Polytechnique Montréal, elle a obtenu un doctorat honoris causa de la part de l’établissement universitaire de Griffintown.

«Nous partageons, avec cette ingénieure déterminée et audacieuse, une vision de la profession résolument tournée vers l’avenir et les meilleures pratiques en génie, souligne le directeur général de l’ÉTS, François Gagnon. Elle est également un modèle de professionnalisme et d’intégrité pour nos étudiantes et étudiants.»

Kathy Baig a fait ses débuts sur le conseil d’administration de l’OIQ en 2013, à seulement 32 ans. Elle siège également au CA d’Ingénieurs Canada, en plus d’avoir le titre d’administratrice de sociétés certifiée (ASC).

De 1989 à aujourd’hui, le nombre de femmes dans l’OIQ est passé de 4 à 15%. Dans les récentes inscriptions, ce chiffre se situe au tour de 20%.

«On est loin des professions qui ont atteint le 50%. Donc, il reste encore beaucoup de chemin à faire pour pouvoir avoir cette diversité et cette représentativité des femmes au sein de la profession», admet la titulaire d’un MBA de HEC Montréal.

Parler du métier

Afin d’en accueillir davantage parmi les nouveaux ingénieurs dans la profession, l’OIQ vise à ce que 30% des nouvelles inscriptions d’ici 2030 soient des femmes. Il s‘agit d’une vision partagée par toutes les provinces et les territoires du pays et qui est encouragée par Ingénieurs Canada.

«Je trouve ça dommage que les jeunes filles ne fassent pas le choix [de devenir ingénieure] parce qu’elles ne connaissent pas la profession. Je veux être sûr qu’elles soient informées de ce que ça représente être ingénieure», mentionne la présidente de 39 ans.

Des tables de discussions où des professionnels et des universités viennent parler du métier ont été organisées au cours des dernières années afin d’en faire la promotion auprès des femmes.

Kathy Baig, qui a pris la tête de l’OIQ pour la première fois quelques mois après la fin de la Commission Charbonneau, a entamé son troisième et dernier mandat en septembre. Sa présidence prendra donc fin en juin 2022.

En raison de la situation actuelle, l’hommage de l’ÉTS a été rendu lors d’une cérémonie virtuelle le 11 février, soit lors de la Journée internationale des femmes et des filles de science.

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