Kilimira: Mélanie Morin au sommet du Kilimandjaro
La résidente de Côte-Saint-Paul peut également dire mission accomplie en ce qui concerne son objectif financier. Elle a amassé plus de 17 000$.
Tout un défi au plan physique pour l’enseignante âgée de 26 ans. «Il aura fallu deux jours de marche avant de voir la montagne», explique-t-elle. «À la fin de la deuxième journée, les nuages se sont dissipés». C’est à ce moment qu’elle a aperçu pour la première fois le plus haut sommet d’Afrique, qui culmine à 5895 mètres. «Je me suis dit: Oh boy! C’est ça que je m’en vais faire?»
Les participants ont amorcé leur périple le 20 juillet. Ils ont marché en moyenne de 6 à 8 heures par jour.
La dernière journée a été la plus exigeante avec une ascension de 1000 mètres. «Ça se fait de nuit, à la lampe frontale», souligne Mélanie Morin. La file de marcheurs s’est ébranlée vers minuit.
«C’est la grosse journée. On n’a pas beaucoup de sommeil. Il fait froid», note Mme Morin.
«On est sur le pilote automatique. On fixe les pieds de la personne qui marche devant nous. On ne pense pas à autre chose», relate-t-elle.
Les marcheurs ont atteint leur but vers 7h15, quelques minutes après le lever de soleil. «Une fois au sommet, on est content. On est fier. On se dit que c’est fait», confie Mélanie Morin.
Elle est demeurée sur le toit de l’Afrique pendant une vingtaine de minutes avant d’entreprendre la descente.
La jeune femme a vécu une expérience unique. «Il n’y a pas de point de comparaison similaire à ce que j’avais fait dans ma vie», dit-elle.
Famille d’accueil
C’est en janvier 2013 que Mélanie Morin a décidé de prendre part à l’expédition Kilimira.
«Je suis engagée auprès de la Fondation Mira depuis 2010. Nous sommes famille d’accueil. Nous accueillons des chiots en socialisation. Nous avons présentement notre troisième chien», précise-t-elle.
«Lorsque j’ai eu vent de l’expédition Kilimira, j’ai tout de suite saisi l’opportunité. J’aime les défis de grandeur, et celui-ci en était un. C’était, à la limite, un coup de tête!»
Les marcheurs s’engageaient à recueillir des fonds pour la Fondation MIRA, laquelle a pour objectif d’accroître l’autonomie des personnes handicapées et de favoriser leur intégration sociale en leur fournissant des chiens entrainés pour répondre à leurs besoins.
«L’argent amassé permettra de financer en partie un chien Mira. L’éducation et l’entraînement représentent un investissement d’un peu plus de 30 000$ pour la fondation», mentionne Mélanie Morin.