Un pas de plus vers la création d'une SDC
«Le projet va de l’avant», s’est réjoui Paul-Émile Rioux, président de Quartier du Canal, l’organisme qui travaille à la mise sur pied de la SDC. «C’est très positif qu’on en soit à la phase d’adoption de la requête en constitution», a commenté lors de la séance du conseil la conseillère du district de Saint-Henri–La Petite-Bourgogne–Pointe-Saint-Charles, Sophie Thiébaut. Le projet suscite l’enthousiasme. La requête présentée à l’arrondissement a été signée par 65 commerçants appuyant la création d’une SDC, plus que ce qui est prévu à la réglementation, a noté M. Rioux. Dans la foulée de l’acceptation de la requête, l’arrondissement tiendra un registre tel que le prévoit la Loi sur les cités et villes. Il fera parvenir une lettre à chaque entreprise de la zone visée les informant d’abord d’un registre d’opposition, et une seconde lettre les informant d’un éventuel référendum s’il y a lieu. L’envoi des avis est prévu ce mois-ci. L’ouverture du registre se fera au cours du mois d’août. Le résultat sera présenté lors du conseil d’arrondissement du 2 septembre.
400 commerces
La requête concerne une SDC qui engloberait les secteurs Saint-Henri, Petite-Bourgogne et Griffintown. On parle de plus de 400 commerces, a indiqué Paul-Émile Rioux, qui ne doute pas de la «volonté des gens d’avoir une SDC».
Si le projet obtient l’aval des commerçants, c’est à l’automne qu’aura lieu l’assemblée d’organisation de la SDC, «une institution démocratique», a insisté M. Rioux.
«Notre but est de parler d’une seule voix», a-t-il réitéré, de «se doter d’un plan d’action marketing efficace.»
«C’est une SDC qui va travailler essentiellement une approche marketing», a-t-il précisé.
Les commerçants membres de cette association à but non lucratif, qui travaillera au développement économique du secteur, devront verser une cotisation annuelle; «un prix identique pour tout le monde, et abordable», a déjà fait savoir Paul-Émile Rioux.