La Ville reprend la maitrise d’œuvre complète du Projet Bonaventure
La Ville de Montréal reprend la maîtrise d’œuvre complète des mandats octroyés à la Société du Havre de Montréal (SHM) en ce qui a trait au projet Bonaventure et au développement du Havre.
L’annonce en a été faite le 24 janvier par le maire Michael Applebaum.
Le comité exécutif a adopté une recommandation visant à résilier, avec prise d’effet le 30 avril prochain, l’ensemble des conventions intervenues entre la Ville et la SHM.
Cette décision fait notamment suite à l’adoption, en octobre dernier, d’une recommandation par le comité exécutif portant sur la modification de la structure de gouvernance des projets d’envergure.
«L’un des principaux objectifs visés par cette recommandation est l’accroissement de la performance de la Ville en matière de gestion de projets», a souligné le maire. Il s’agit également de renforcer et valoriser l’expertise de la Ville, a-t-il mentionné. M. Applebaum a expliqué que l’on entend aussi par ce changement simplifier la gouvernance du projet Bonaventure.
Dans l’éventualité où le conseil d’agglomération entérinerait la décision, les mandats attribués antérieurement à la SHM seront intégrés aux responsabilités des services corporatifs de la Ville. Le Service des infrastructures, du transport et de l’environnement se verra confier la mise en œuvre du Projet Bonaventure.
Vision Montréal applaudit
Vision Montréal a applaudi le changement. «Cette décision était réclamée depuis déjà trois ans», a commenté la chef du parti et de l’Opposition officielle, Louise Harel.
Le parti voyait dans cette façon de faire un gaspillage de fonds publics et un dédoublement d’expertise.
«Vision Montréal a toujours affirmé que la Ville avait la capacité et l’expertise nécessaires pour faire face à des projets d’envergures tel que le rabaissement de l’autoroute Bonaventure et le réaménagement du Havre», a indiqué la conseillère Véronique Fournier, vice-présidente de la Commission sur les finances et l’administration.
Vision Montréal voyait aussi dans le modèle un déficit de transparence. «De 2005 à 2011, la SHM a conclu des ententes avec la Ville pour un montant atteignant près de 30 M$ en fonds publics sans véritable reddition de compte auprès du Conseil municipal puisqu’il n’était pas soumis à la Loi sur l’accès aux documents des organismes publics», a rappelé Louise Harel. <@S2>(A.D.)<@$p>