Motion de l'arrondissement en appui aux centres d’éducation populaire
Lors d’une séance extraordinaire du conseil d’arrondissement tenue le 9 avril, les élus du Sud-Ouest ont appuyé, à l’unanimité, la démarche des six centres d’éducation populaire de Montréal, qui luttent pour leur survie. L’administration municipale demande au gouvernement du Québec de trouver une solution viable leur permettant d’assurer la poursuite de leurs activités.
La motion a été initiée par la conseillère de Projet Montréal, Sophie Thiébaut, peaufinée et présentée par le maire Benoit Dorais. La résolution sera notamment transmise à la ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, Marie Malavoy.
On retrouve deux centres dans l’arrondissement, le Carrefour d’éducation populaire de Pointe-Saint-Charles et le Comité d’éducation aux adultes de la Petite-Bourgogne et de Saint-Henri (CEDA). Leur avenir est incertain alors que la Commission scolaire de Montréal, pour des raisons de difficultés financières et de déficit structurel, a annoncé que les baux et supports financiers qu’elle leur accorde prendront fin en mai 2015.
Sophie Thiébaut estime «que ces centres d’éducation sont importants pour la population vulnérable en offrant des services d’alphabétisation, de francisation et en citoyenneté». Un point de vue partagé par Benoit Dorais. À son avis, ce «serait une lourde perte pour une tranche vulnérable de la population du Sud-Ouest qui a accès, entre autres, à des services en alphabétisation, à des formations informatiques et à des services de soutien aux personnes immigrantes».
La députée de Saint-Henri−Sainte-Anne, Marguerite Blais, a aussi témoigné son appui aux centres afin qu’ils obtiennent une rencontre avec Pauline Marois. Pour elle, ils «exercent une mission essentielle en offrant à la population de ma circonscription des projets tangibles et efficaces» et des activités qui assurent aux participants «la prise en charge de leur vie».
Lors d’une conférence de presse tenue par l’Intercep – la bannière sous laquelle se sont regroupés les six centres de Montréal –, le professeur de la faculté permanente en éducation de l’UQAM, Paul Bélanger, ainsi que le premier ministre de l’Éducation de l’histoire du Québec, Paul Gérin-Lajoie, ont réitéré que l’éducation est un droit pour tous et insisté sur la nécessité de ces lieux informels pour une population souvent marginalisée que le réseau institutionnel n’arrive pas à intégrer. (A.D.)