Sud-Ouest
16:41 17 août 2012 | mise à jour le: 21 novembre 2014 à 09:38 temps de lecture: 3 minutes

Luc Lefebvre : «semer des graines, des idées dans la tête des citoyens»

«Notre but n’est pas de prendre le pouvoir», lance avec une bonne dose de lucidité Luc Lefebvre, candidat d’Option nationale dans la circonscription de Saint-Henri–Sainte-Anne. L’objectif de la jeune formation politique et de ses candidats, précise-t-il, est de «semer des graines, des idées dans la tête des citoyens à l’effet que des choses pourraient aller mieux au Québec».

«Je n’avais pas l’intention de faire de politique», confie-t-il avec tout autant de franchise. Il y a été conduit, comme il l’explique, à travers son activisme. «Mon but n’est pas de faire de la politique partisane», dit-il. «J’ai toujours eu un problème avec la game politique. Mais j’aime le politique.»

Luc Lefebvre compte plusieurs années d’expérience dans le domaine des communications et du web. Il travaille présentement au démarrage d’une entreprise, un journal sur internet, qui se consacrera au journalisme d’enquête.

Il est cofondateur et ex-membre de QuébecLeaks. Il a aussi été engagé au sein du Nouveau Mouvement pour le Québec et dans le mouvement Occupons Montréal. Il a quitté ces activités afin de se concentrer sur la campagne.

Originaire de Pointe-Saint-Charles, Luc Lefebvre affirme avoir toujours été un partisan de l’indépendance du Québec.

Pour lui, le Québec et le Canada, ce sont deux pays, deux réalités irréconciliables. «Ce sont deux réalités complètement différentes», soutient-il. Le candidat est bien conscient que «ça ne sera pas La Mecque, l’indépendance», mais comme il l’explique aux citoyens qu’il rencontre, un Québec qui deviendrait pays contrôlerait tous les leviers pour gérer sa destinée et trouver des solutions à ses problèmes.

Quand Jean-Martin Aussant a annoncé, il y a près d’un an, la fondation d’un parti souverainiste, quelques mois après avoir quitté le Parti québécois, Luc Lefebvre a tendu l’oreille.

«J’ai été intéressé dès que Jean-Martin Aussant a annoncé son départ du Parti québécois et qu’il allait fonder un parti», dit-il. «C’est un parti qui rejoint mes idéaux.»

«Jean-Martin Aussant n’est pas un politicien traditionnel. C’est quelqu’un que je pouvais suivre», confie l’indépendantiste. «C’est quelqu’un qui a des idées et des valeurs», dit-il à propos du chef et député sortant candidat dans la circonscription de Nicolet-Bécancour.

Des idées qui rejoignent le quotidien des gens

Si l’indépendance du Québec constitue la pierre angulaire du projet d’Option nationale, Luc Lefebvre et le parti ne se cantonnent pas à ce seul thème durant la campagne. Les enjeux qu’il aborde avec les électeurs sont multiples. «Il faut parler d’idées qui rejoignent le quotidien des gens», insiste le candidat.

Dans Saint-Henri–Sainte-Anne, il y a bien entendu le dossier de la reconstruction de l’échangeur Turcot. «C’est quelque chose qui est vraiment problématique», constate Luc Lefebvre, qui se montre critique face au concept adopté par le gouvernement libéral. À son avis, «ça peut être un grand projet de développement durable». Il imagine une infrastructure faisant plus de place au transport collectif – «quelque chose de plus vert», dit-il.

Il se fait également le défenseur de la gratuité scolaire et de la nationalisation des ressources naturelles. Utopie? L’État n’a pas les fonds pour assurer la gratuité scolaire? «Il n’y a pas de problème d’argent dans le système, juge Luc Lefebvre. Il y a un problème de saine gestion.»

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