Île-des-Sœurs
08:31 27 mai 2020 | mise à jour le: 27 mai 2020 à 08:46 temps de lecture: 4 minutes

Un ultramarathon hors du commun dans les rues de Verdun

Un ultramarathon hors du commun dans les rues de Verdun
Photo: GracieusetéBenjamin Vaillant et Jean-Christophe Lefebvre ont parcouru plus d’une centaine de kilomètres à la course dans les rues de Verdun en préparation de leur aventure de 1200 km jusqu’à Gaspé.

Deux Verdunois, Benjamin Vaillant et Jean-Christophe Lefebvre, ont effectué une course de longue haleine le week-end dernier en courant une centaine de kilomètres dans les rues du quartier. Ils se préparent à un ultramarathon à la fin de l’été qui combinera course et vélo jusqu’en Gaspésie

Un samedi, à minuit, les deux coureurs se sont levés pour effectuer un backyard ultra.  Il s’agit d’une forme d’ultramarathon où les participants doivent courir 6,7 km en moins d’une heure et de répéter l’exercice à plusieurs reprises, jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’un concurrent, soit le vainqueur.

Les deux athlètes ont ainsi tracé une boucle de 6,7 km dans les rues de Verdun et chaque heure était un nouveau départ pour les deux hommes de 28 ans.

Résultats du Backyard Verdun

  • Benjamin Vaillant : 15 heures, 15 boucles pour 100,5 km. Plus de 8000 calories dépensées.
  • Jean-Christophe Lefebvre : 20 heures, 20 boucles pour 134 km. Plus de 10 000 calories dépensées.

«Si tu le complètes rapidement, tu bénéficies d’une longue pause et si tu le fais moins rapidement tu dépenses moins d’énergie. Il y a toute une stratégie pour durer le plus longtemps possible», explique M. Lefebvre. 

Alors que l’objectif de la plupart des courses est d’arriver premier, le défi de ce type de compétition est d’avoir le plus d’endurance possible.

«C’est un peu une course de fou», lance M. Vaillant amusé. Il explique qu’ils se sont tournés vers ce type d’entraînement puisque toutes les courses auxquels ils étaient inscrits ont été annulées. 

Difficultés 

Ils doivent gérer minutieusement leur hydratation, la fatigue, l’alimentation et les blessures. «Personnellement, dès la première boucle, j’ai commencé à avoir des tiraillements musculaires et à avoir mal aux genoux, témoigne M. Vaillant. Quand ça t’arrive au début de la course, ça affecte énormément ton mental.»

De plus, il était plus facile de courir durant la nuit alors que la ville était endormie. «Vers midi, il y avait beaucoup plus d’achalandage au niveau des voitures, piétons et cyclistes. Ça devenait plus dur à gérer», raconte le coureur. 

Toutefois, parmi toutes les embûches, l’abandon était clairement l’ennemi à abattre. «Dans une course d’ultramarathon, quand tu as envie d’abandonner, tu es peut-être à 30 ou 40 km du fil d’arrivée et tu te situes dans le bois, au milieu de nulle part, explique M. Lefebvre. Les options ne sont pas énormes.»

Les sportifs ont lancé une collecte de fonds pour l’organisme Toujours ensemble. Ils avaient amassé près de 4500$ la semaine dernière.

«On voulait avoir un impact positif dans la lutte contre la COVID, fait savoir Jean-Christophe Lefebvre. On sait qu’il y a des besoins immédiats, mais il y a aussi des besoins futurs.» 

Ils partagent de nombreuses valeurs avec l’organisme, dont leur mission d’encourager la persévérance scolaire.

Projet 

Le 21 août, les deux amis de longue date prévoient partir à l’aventure. Pendant 14 jours, ils parcourront 1200 km jusqu’à Gaspé, dont plus de 700 km à vélo. «Je voulais faire un projet d’expédition d’envergure au Québec qui aurait une vocation sportive et environnementale», explique M. Vaillant.

Son projet s’est finalement arrêté sur le sentier international des Appalaches. Son coéquipier n’a pas hésité avant de s’impliquer dans l’expédition. Ils emprunteront un sentier de Grande Randonnée, plus connu par les experts sous «GR-A1».

Même s’ils se rencontrent hebdomadairement depuis plusieurs semaines, les marthoniens sont conscients que de nombreuses péripéties les attendent. Mais ils ont très hâte de vivre l’expérience. 

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