Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension

Visualiser son anxiété à travers le papier

L’artiste Karine Demers invite la population à venir voir ses œuvres à la salle de diffusion Parc-Extension, jusqu’au 15 août. Photo: Julien Lachapelle/Métro Média
Julien Lachapelle - Métro Média

L’exposition Tes mots, mes mains de l’artiste Karine Demers met de l’avant son amour pour le papier afin de divulguer les moments difficiles et l’anxiété qu’elle a vécus au cours de sa vie à la suite d’un événement dramatique.

«J’ai commencé à travailler avec le papier, car c’est quelque chose qu’on peut se procurer facilement et qu’on peut acheter n’importe où facilement», explique Karine Demers, la créatrice de l’exposition Tes mots, mes mains. Celle-ci a utilisé le papier pour élaborer des œuvres depuis trois ans.

Pour cette exposition, Mme Demers a employé plusieurs brochures de représentations théâtrales qu’elle a récupérées de diverses salles de théâtre au Québec comme celles du Théâtre Denise-Pelletier.

«Je fais souvent des œuvres à partir de brochures ou du papier recyclé. C’est important pour moi de faire ma part pour le recyclage», affirme-t-elle.

Karine Demers donne une deuxième vie au papier en suivant plusieurs rythmiques de jeux de couleurs, de sens, d’angles et de séquences rappelant l’expérience du kaléidoscope et amenant à des œuvres comme celles exposées.

Se libérer de son anxiété

Vivant avec un trouble d’anxiété depuis longtemps, la créatrice voulait s’exprimer sur ce sujet comme les acteurs de théâtre.

«Lorsque je me suis lancée dans ce projet, j’avais l’impression de trouver l’écho de ce que je faisais par rapport à ce qu’un acteur fait sur scène où il peut s’exprimer et dire ce qu’il ressent à travers un personnage. Je fais la même chose avec mes mains.»

En entrevue avec Métro Villeray, Karine Demers a avoué que cette exposition, à laquelle elle travaille depuis deux ans et dont la sortie a été décalée en raison de la pandémie, était une belle manière de se libérer l’esprit par rapport à son anxiété.

Elle juge avoir réussi à transformer ce «défaut pouvant être encombrant et gênant à avouer publiquement». Une étude réalisée par la firme de sondage Léger en 2019 révélait que 47% des répondants se disaient anxieux, et ce, peu importe leur revenu, leur scolarité ou leur langue.

L’exposition est présentée à la salle de diffusion Parc-Extension, jusqu’au 15 août.

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