Soutenez

L’arrondissement limité dans ses actions

Gauthier Audrey - TC Media
La situation problématique du logement dans Villeray –Saint-Michel – Parc-Extension n’est pas inconnue des élus municipaux. Toutefois, leurs pouvoirs sont limités dans ce dossier.

« On travaille beaucoup dans notre politique d’habitation. Il y a des secteurs en requalification, notamment le Plan de développement urbain, économique et social (PDUES) et on travaille avec la politique de la Ville, c’est-à-dire d’assurer 15 % de logement abordable et 15 % de logements sociaux pour les nouvelles constructions de plus de 200 unités. Il y aussi une équipe d’inspecteurs qui travaille sur la salubrité des appartements », indique la mairesse, Anie Samson.

En plus de l’absence de logements, les loyers élevés sont aussi un élément qui nuit à l’accessibilité, fait valoir l’édile.

« Selon les nouvelles normes d’habitation, un 4 ½, c’est 800 pieds carrés. C’est petit. Je trouve cela un peu difficile. C’est beau de vouloir plus de grands logements, mais est-ce que les citoyens ont les moyens de se le payer? À 300 $ le pied carré, ça, c’est autre chose.

« On discute avec le promoteur afin de favoriser certaines grandeurs. On lui suggère fortement, mais il suit les demandes de leurs clients. Certains nous ont avoué qu’ils n’avaient pas de demande pour trois chambres à coucher. C’est trop cher. Il faut aussi penser à la capacité de payer de nos citoyens », illustre-t-elle.

Obliger la construction de logements sociaux pour tout nouveau développement immobilier n’est pas non plus la solution miracle.

« Dès qu’on voit un projet, on sensibilise le promoteur pour qu’il construise également des coopératives d’habitation. On ne veut pas freiner le développement et lui mettre des conditions qu’il ne peut pas réaliser. Si chaque fois, on demande des logements sociaux ou abordables, je ne sais pas si c’est financièrement viable pour tout le monde. Il faut trouver le seuil de viabilité », illustre Mme Samson.

Étant dans un secteur densément peuplé, des organismes en logement ont mentionné le projet de réserves foncières. Toutefois, celui-ci ne serait pas possible à court terme.

« On n’a pas le pouvoir de développer nous-mêmes des logements. Nous pouvons accompagner les groupes d’habitation ou les promoteurs immobiliers dans leurs démarches. L’arrondissement n’a pas non plus le pouvoir de faire une réserve. Toutefois, nous avons promis 200 nouveaux logements sociaux dans le PDUES, mais nous ne voulons pas encore nommer les terrains pour ainsi éviter une surévaluation », soutient-elle.

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.