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Coupes au CSSS de la Montagne: La grogne se fait entendre

Une soixantaine d’infirmières, d’inhalothérapeutes ainsi que d’autres employés du centre de santé et services sociaux (CSSS) de la Montagne ont manifesté, le 19 juin, au centre local de services communautaires (CLSC) Parc-Extension pour dénoncer les coupes projetées de 1,2 M$ pour l’année 2014-2015.

« C’est inquiétant pour le quartier, car la population n’a pas les moyens d’aller chercher le soutien ailleurs ou de payer pour consulter un médecin dans une clinique privée. Ces compressions touchent toutes les catégories professionnelles, les physiothérapeutes, les ergothérapeutes, les travailleurs sociaux, les hygiénistes dentaires, les nutritionnistes, les infirmières, etc. Comment va-t-on faire pour continuer à offrir un service de qualité », demande le président du syndicat des professionnels en soins du CSSS de la Montagne, Robert Veillette.

« Même Info-santé est touché, ajoute Line Larocque, première vice-présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ). C’est la porte d’accès pour guider et rassurer la population. Celle-ci ira désormais à l’urgence, ce qui va l’engorger davantage. Ce sont les services de première ligne qui sont touchés.

« Nous voulons tous donner les meilleurs soins possible aux patients et aux clients. Avec les coupes, les tâches sont alourdies, ce qui fait que les employés sont épuisés et nous quittent. C’est un cercle vicieux. »

« Nous oeuvrons au sein d’une population vulnérable, ajoute une employée dont le poste a été supprimé. Où allons-nous les envoyer désormais. Si nous les perdons, leur santé va se dégrader et ça peut même mener jusqu’à l’itinérance. »

Manifestation

Pendant une heure, des employés et membres des syndicats ont manifesté pour se faire entendre de la population, mais plus particulièrement du gouvernement provincial et de l’administration du CSSS, pour tenter de revoir les façons de faire.

« Ils ont une vision à court terme. Ils ne voient pas l’impact direct de ces compressions sur la population et qu’à long terme, ça coûte plus cher. Ils veulent augmenter la productivité au détriment des services offerts », fait valoir Daniel Dubé, directeur au conseil d’administration de l’ Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS).

Déjà les répercussions se font sentir, avance André Trépanier, responsable des droits des locataires du Comité d’action de Parc-Extension.

« Nous sommes en train d’organiser un forum sur la santé pour l’automne prochain, en partenariat avec le CSSS. Avec les coupes au sein des communications, c’est une personne au lieu de trois qui s’occupe du dossier. Il nous a dit que le projet pouvait en pâtir ou même être annulé. De plus, les inconvénients liés aux punaises de lit et les problèmes respiratoires sont souvent décelés dans les écoles. Là, avec l’abolition de l’infirmière-clinicienne dans les établissements scolaires, les enfants vont continuer d’être malades », plaide M. Trépanier.

Excédée par les décisions du CSSS et du gouvernement, la FIQ a décidé de prendre les choses en main.

« Nous sommes écoeurés. Nous voulons aider et nous allons agir. Nous n’attendrons plus le gouvernement pour mettre de l’avant des projets. Nous avons ouvert une clinique sans médecin à Québec, la semaine dernière, sans leur aide. Si nous pouvons le faire ailleurs dans la province, plus précisément à Parc-Extension, nous allons le faire », soutient Mme Larocque.

 

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