Mauvaise nouvelle pour le verdissement à Villeray
Le projet citoyen ne pourra pas bénéficier de la somme de 100 000$ allouée au gagnant. Le maire Anie Samson avait finalement fourni la documentation nécessaire qui manquait à la mise en candidature.
M. Éthier, déçu, a un plan B. Il va solliciter Jour de la terre Québec pour la conception d’un projet de verdissement virtuel.
«Nous sommes un groupe d’une trentaine de personnes qui veut faire quelque chose avec l’environnement, on doit aller voir des gens et vendre le projet, explique le bénévole avec énergie. Il faut trouver du financement avec l’arrondissement. Nous avons aussi un plan C avec l’Éco-Quartier», dit M. Éthier, prêt à étaler son projet dans le temps pour redonner au quartier l’apparence qu’il avait.
Retour en arrière
«C’était un coin sympathique, important pour les résidents du quartier», se souvient le Villerois avec nostalgie. En 2011, plusieurs arbres matures sont abattus au déplaisir des citoyens pendant la construction du Liguori. Mme Samson explique que ces arbres ont dû être coupés à la demande de la Commission de santé et de la sécurité au travail, car ils présentaient un danger pour les travailleurs.
Le premier projet de l’îlot Saint-Alphonse présenté en 2007, proposait de faire du complexe religieux une résidence pour personnes âgées. Plusieurs rencontres se sont tenues avec les citoyens. En 2008, un changement de zonage a permis au constructeur d’élever son bâtiment à huit étages.
Un changement au conseil d’administration du regroupement religieux propriétaire du bâtiment a empêché le projet de résidence de se concrétiser. Le prix du bâtiment avait augmenté drastiquement. Les pères ont ensuite pu vendre leur terrain en fonction du nouveau zonage. C’est ainsi que le groupe Van Houtte, à la tête du projet du Liguori est devenu propriétaire, explique Mme Samson.
«On aurait dû prendre le temps de réexpliquer le nouveau projet, même si le changement de zonage était déjà fait. Ç’aurait été une séance d’information, mais on aurait dû le faire», reconnait le maire.
L’année dernière, un comité citoyen a été formé avec Anie Samson comme présidente. Le comité ne s’est rencontré qu’une seule fois depuis sa formation. «Mme Samson a modifié radicalement notre espace de vie, elle devrait faire un effort pour nous rendre un milieu harmonieux. On a perdu notre sérénité. La rue Saint-Gérard était un oasis, maintenant c’est du béton, des graffitis. Je m’attends à plus de la part d’Anie Samson».
«Je ne veux pas les rencontrer pour les rencontrer, dit pour sa part le maire. Je veux leur donner des informations pertinentes.» Elle affirme qu’une rencontre devrait être tenue dans les deux prochaines semaines.