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Aider dans toutes les langues

Favereaux Anne-Laure - TC Media
Présent dans Parc-Extension depuis son origine, l’organisme Bouclier d’Athéna célébrait ses 20 ans d’existence le 20 novembre dernier. Destiné aux victimes de violence familiale, il dessert 11% de sa clientèle dans Parc-Extension.

Toutefois, en excluant la clientèle de Laval, c’est près d’un tiers des victimes qui résident dans le quartier, précise la directrice exécutive Melpa Kamateros.

Attention toutefois à ne pas stigmatiser une communauté plutôt qu’une autre. Maud Pontel, coordonnatrice à la sensibilisation, rappelle que la violence conjugale ne fait pas de discrimination. « Je ne supporte pas que l’on associe la violence à une pratique religieuse ou une communauté, s’emporte-t-elle. La violence conjugale touche les personnes indépendamment de leur religion et de leur background économique. »

Du grec à l’ourdou

Destiné à ses origines à la population grecque, le Bouclier d’Athéna a accueilli une clientèle plus diversifiée au fil des années. Il offre aujourd’hui ses services dans des langues aussi différentes que l’ourdou, le punjabi ou le farsi.

«Quand tu ne parles ni anglais ni français, c’est difficile d’avoir accès à l’information, tu as des difficultés à communiquer, tu ne connais pas tes droits. Il y a une barrière supplémentaire qui renforce le cercle d’isolement. On ne veut pas que la langue soit une excuse à la méconnaissance», explique Mme Pontel.

Aujourd’hui, 95% de la clientèle de l’organisme est originaire d’une communauté ethnoculturelle.

Si le Bouclier d’Athéna se fait connaitre par l’intermédiaire d’organismes communautaires tels qu’Afrique Au féminin, Héberjeune ou encore Petites-Mains, reste que près de la moitié des victimes le découvrent grâce au bouche à oreille.

«Des femmes de la rue entendent parler de nous et savent que nous pouvons les aider», explique Mme Melpa.

Manque d’arrimage dans Parc-Extension

Dans le futur, le bouclier d’Athéna souhaite mettre en place une maison de seconde étape, relais à la maison d’hébergement, qui permettrait d’offrir un logement aux victimes pendant un an. Mme Pontel souhaiterait aussi un meilleur arrimage entre les différents services de Parc-Extension.

«Il faudrait solidifier le maillage entre les différents services: organismes communautaires, police et Centre de santé et de services sociaux pour éviter que les victimes passent au travers du filet.»

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