Villeray – Parc Ex – Petite-Patrie

Salubrité, il faut plus d’amendes exige un organisme

Photo: Isabelle Bergeron/TC Media

Le maire de Montréal, Denis Coderre, a fait le bilan de la première année de son Plan d’action de lutte à l’insalubrité des logements 2014-2017. Si l’édile est satisfait du travail accompli, le Comité d’action de Parc-Extension (CAPE) le trouve insatisfaisant.

«La ville-centre a effectué un grand nombre d’inspections, mais elle n’utilise pas assez ses pouvoirs coercitifs. En voyant le bilan, on est resté sur notre faim», dénonce André Trépanier, responsable des droits des locataires au CAPE.

L’organisme souhaiterait que la ville-centre remette davantage d’amendes. «L’administration centrale a remis 734 764$ d’amendes depuis 2007. Quand on sait que 95% des contraventions sont remis aux mêmes quatre propriétaires, ça veut dire qu’il reste environ 40 000$ pour tous les autres contrevenants», explique M. Trépanier.

Afin d’augmenter l’impact de ces amendes pour les propriétaires, la ville-centre a décidé d’augmenter d’au moins 25% le montant de ces constats. En effet, pour une première infraction, les contrevenants devront payer de 250 à 625$ (auparavant de 200 à 500$) pour ce qui est des délits mineurs. Pour les récidivistes, la facture s’élève jusqu’à 2500$.

«En augmentant le montant de l’amende, nous allons forcer davantage les propriétaires à effectuer les travaux nécessaires», indique Anie Samson, responsable de la sécurité publique et des services aux citoyens au comité exécutif de Montréal.

Du côté de l’arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension (VSMPE), on privilégie la collaboration avant la répression.

«Nous envoyons d’abord une lettre que nous envoyons au propriétaire pour l’informer des travaux à effectuer. Nous sommes ouverts à discuter avec celui-ci. Si ce dernier n’est pas coopératif, là nous donnons des amendes», souligne Mme Samson, également mairesse de VSMPE.

Pour l’arrondissement, il vaut mieux régler la situation avant de devoir aller en cour. «Nous ne sommes pas là pour faire de l’argent. Nous voulons que nos citoyens aient droit à un logement et une vie de qualité et nous travaillons pour leur offrir le plus rapidement possible», déclare-t-elle.

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