Soutenez

Vers une Maison de la culture en 2017, après plus de 20 ans d’attente

Le centre Jean-Marie Gauvreau deviendra la future maison de la culture de Villeray. Photo: Isabelle Bergeron

Villeray – Saint-Michel – Parc-Extension tente à nouveau de lancer un processus pour se doter d’une véritable Maison de la culture. Le projet de 6,5 M$ pourrait voir le jour d’ici deux ans, après deux décennies de tergiversations.

Cette fois, c’est la bonne, confirme la mairesse d’arrondissement Anie Samson, qui annonçait déjà le projet de la Maison de la culture lors de son élection, en 1994. Un appel d’offres vient d’être lancé pour la rénovation des étages du Centre Jean-Marie Gauvreau, le lieu choisi pour ce projet il y a quelques années.

Questionnée par TC Media, la Société d’habitation de Montréal (SHDM) a dévoilé que ces rénovations mettront la table pour des travaux majeurs prévus en 2016.

L’arrondissement est l’un des rares à ne pas avoir de lieu fixe dédié à la culture à Montréal. La Maison de la culture de Villeray existe officiellement, mais elle est volante. Les activités culturelles de l’arrondissement se tiennent un peu partout sur le territoire grâce au programme Hors les murs. L’auditorium Le Prévost dans Villeray présente quelques spectacles, la Tohu assure une programmation culturelle dans Saint-Michel, et Parc-Extension a une petite salle de diffusion.

En rénovant l’immeuble situé sur Jean-Talon près de Christophe-Colomb, l’arrondissement aurait finalement une salle de spectacle professionnelle de plusieurs de 240 places ainsi qu’une salle d’exposition, une salle d’animation et des bureaux, tel que le prévois le projet monté en collaboration avec la SHDM.

La mairesse affirme avoir confiance de voir le projet se réaliser en 2017.

«On ne s’est jamais rendus aussi loin dans le processus. Il y a déjà des dossiers décisionnels, des ententes pour le financement et des appels d’offres», se réjouit Mme Samson.

L’appel d’offres consulté par TC Media, lancé le 16 décembre, concerne la rénovation des 2e et 3e étages du 911, rue Jean-Talon Est. Les travaux prépareront le terrain pour la construction de la salle de spectacle, au rez-de-chaussée.

«La structure du théâtre nécessite des travaux à l’étage. Il y a des modifications majeures à effectuer à l’immeuble en vue de construire la salle de spectacle», confirme Leslie Malko, porte-parole de la SHDM, propriétaire du 911, rue Jean-Talon Est.

Un second appel d’offres est en cours de préparation pour la construction de la grande salle et sera lancé au mois de janvier. La construction se fera en deux étapes: la rénovation des étages, jusqu’au printemps 2016, suivie de la construction de la salle.

Après la construction, l’arrondissement devra obtenir un financement récurrent de la ville-centre pour le fonctionnement de la Maison de la culture, dont l’offre sera bonifiée, à la hauteur de 822 000$ par année.

Projet attendu
Le projet, attendu depuis plus de 20 ans, avait été annoncé en 1998, 2001, 2005, 2008 et 2013 par l’équipe de la mairesse, qui espère pouvoir couper le ruban rouge avant la fin de son mandat.

L’appel d’offres consulté par TC Media est le deuxième à être lancé dans le cadre de ce projet depuis les années 1990. Au mois de mai 2015, le premier avait été annulé: l’écart entre le prix de la seule soumission et les estimations de la SHDM était trop élevé. Le projet a donc été scindé en deux grandes étapes.

Dans les dernières années, différents obstacles monétaires et administratifs ont obligé le report du projet plusieurs fois.

«Il y avait toute la question des permis avec les services centraux de la Ville, indique Mme Malko, de la SHDM. Aussi, certains organismes ont du être relocalisés et il a fallu du temps pour leur trouver un nouveau local.»

Un équipement de qualité
Le directeur du Théâtre Bouches Décousues, Marc Pache, se réjouit de voir se concrétiser le projet.

«Ça a déjà été annoncé plusieurs fois, mais ça augure bien. Ça va être un équipement d’une grande qualité dont nous allons pouvoir profiter», dit-il, ajoutant la salle du Patro Le Prévost ne répond pas à tous les besoins des artistes qui s’y produisent.

«Il y a un ascenseur pour les personnes, mais pas pour le matériel», illustre-t-il.

«Avoir une Maison de la culture à nous, avec pignons sur rue, va permettre d’offrir une programmation plus diversifiée et de qualité à nos citoyens», affirme la mairesse.

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.