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Un décès possiblement relié à l'Ebola au Congo

Photo: The Associated Press

KINSHASA, République démocratique du Congo — Le ministère de la Santé de la République démocratique du Congo a rapporté jeudi le premier décès depuis une éclosion du virus Ebola, en plus de neuf cas additionnels de personnes souffrant d’une fièvre hémorragique.

L’éclosion du virus Ebola a été constatée par les autorités dans le nord-ouest du pays, mardi, à la suite de tests en laboratoire ayant confirmé deux cas dans la ville de Bikoro.

Des responsables de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et d’autres organismes de santé internationaux sont dans le secteur pour aider à freiner la propagation du virus.

Sept personnes souffrant d’une fièvre hémorragique, dont deux cas confirmés d’Ebola, avaient été hospitalisées à Bikoro en date de jeudi, selon le ministère de la Santé.

Le décès est survenu dans la nuit dans un hôpital à Ikoko, ville à proximité, qui a aussi rapporté quatre nouveaux cas suspects d’Ebola.

Le ministre de la Santé, Oly Ilunga, a indiqué à l’Associated Press que la personne décédée était une infirmière.

Deux infirmières qui sont entrées en contact avec les premiers patients semblent avoir été infectées, a confié à l’Associated Press le directeur de l’hôpital de Bikoro, le docteur Serge Ngalebato.

La souche détectée dans la région est l’Ebolavirus Zaïre. Il s’agit de la neuvième éclosion d’Ebola au Congo depuis 1976, quand la maladie a été identifiée pour la première fois.

On ne dispose d’aucun traitement spécifique contre l’Ebola, qui se transmet par contact avec les fluides corporels d’une personne infectée. Sans mesures préventives, le virus peut se propager très rapidement et se révèle mortel dans 90 pour cent des cas.

Un expert congolais, le docteur Jean Jacquee Muyembe de l’Institut national de recherche biologique et bactériologique, a estimé qu’il devrait être possible de circonscrire cette éclosion, puisqu’il s’agit d’une région très reculée.

Cette éclosion serait due à un policier qui a succombé à une fièvre hémorragique dans la région sanitaire de Bikoro en décembre, a dit le docteur Muyembe. Sa mère et dix autres personnes ont ensuite présenté des symptômes.

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