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Iran: une possible guerre évitée

A group of jubilant Iranians cheer and spray artificial snow during street celebrations following a landmark nuclear deal, in Tehran, Iran, Tuesday, July 14, 2015. After long, fractious negotiations, world powers and Iran struck an historic deal Tuesday to curb Iran's nuclear program in exchange for billions of dollars in relief from international sanctions - an agreement aimed at averting the threat of a nuclear-armed Iran and another U.S. military intervention in the Middle East. (AP Photo/Ebrahim Noroozi) Photo: The Associated Press
Dmitry Belyaev - Metro World News

Métro a analysé avec Sinan Ulgen, chercheur en résidence au centre Carnegie établi en Europe, les conséquences de l’accord conclu mardi entre les puissances mondiales et l’Iran.

Cet accord a été présenté comme «une source d’espoir pour le monde». Pour quelles raisons?
L’absence d’un accord aurait créé un environnement de confrontation dans la région, qui aurait pu mener à des opérations militaires contre l’Iran destinées à enrayer son programme nucléaire. L’accord permet désormais que le dialogue interrompu il y a 35 ans entre la République islamique et l’Occident puisse reprendre.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammed Javad Zarif, a dit que l’entente «n’est parfaite pour personne». Pourquoi?
Il y a plusieurs enjeux sur lequel chacun des deux camps a dû faire des concessions par rapport à leurs exigences initiales. Par exemple, l’Iran voulait que les sanctions économiques qui lui sont imposées soient levées dès la signature de l’accord. La communauté internationale cherchait initialement à faire cesser complètement les activités d’enrichissement d’uranium de la République islamique. Finalement, l’Iran a conservé le droit de développer une faible capacité d’enrichissement, mais certainement moins que ce que le pays aurait espéré au début.

En quoi cet accord est-il historique?
C’est la première fois que le régime iranien accepte que des inspections internationales aussi intrusives soient menées en ce qui a trait à son programme nucléaire. Après la malheureuse campagne militaire menée par les États-Unis en Irak après 2003, l’Iran s’est posé comme une puissance régionale, exploitant à son profit le clivage sectaire qui a depuis embrasé la région entre chiites et sunnites. Téhéran a utilisé son influence pour déstabiliser l’équilibre du Moyen-Orient. Maintenant que l’accord est signé, l’espoir qu’un nouveau climat de coopération puisse voir le jour laisse poindre des possibilités de paix et de stabilité dans la région. Et ce, à une époque où la montée en puissance d’État islamique a le potentiel d’embraser le Moyen-Orient au complet.

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