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110 journalistes tués en 2015, selon RSF

PARIS, FRANCE - NOVEMBER 03: The Charlie Hebdo's cartoonist Charb attends a press conference at Theatre du Rond-Point on November 3, 2011 in Paris, France. The offices of French satirical magazine Charlie Hebdo were attacked and completely destroyed a day after they featured a caricature of the Prophet Muhammad on its cover and named him as 'editor-in-chief'. (Photo by Franck Prevel/Getty Images) Photo: Getty Images
Rédaction - La Presse Canadienne

PARIS – Reporters sans frontières (RSF) a dénombré au moins 67 journalistes tués dans l’exercice ou en raison de leurs fonctions, selon son bilan annuel 2015 dévoilé mardi à Paris.

Au cours de l’année qui est le point de se terminer, RSF a recensé en fait 110 journalistes tués en raison de leur métier ou décédés de morts suspectes.

Mais pour 67 d’entre eux, l’organisation est en mesure d’affirmer de manière formelle qu’ils ont été tués en raison de leur profession ou dans l’exercice de leur mission, soit un total de 787 depuis 2005.

«Les autres cas font l’objet de suspicions», a indiqué le groupe de pression. A ces chiffres s’ajoutent 27 journalistes citoyens et 7 collaborateurs de médias tués.

«Cette situation préoccupante est imputable à une violence délibérée contre les journalistes, et témoigne de l’échec des initiatives en faveur de leur protection», a indiqué RSF.

Parmi les pays les plus meurtriers pour les journalistes en 2015, un pays européen, la France, figure au troisième rang, après la Syrie et l’Irak.

«L’attaque perpétrée en janvier contre Charlie Hebdo, a dit RSF, participe à l’inversion de la tendance de 2014 où deux tiers des reporters tués dans le monde l’avaient été en zones de conflits.

Cette année, au contraire, deux tiers des journalistes tués l’ont été “en temps de paix”», a-t-on indiqué.

Christophe Deloire, secrétaire général de l’organisation a dit déplorer le manque d’implication de certains États dans la protection des journalistes et demande une “réaction à la hauteur de l’urgence”. Il a suggéré qu’un représentant spécial pour la protection des journalistes auprès du secrétaire général des Nations Unies soit nommé «sans tarder».

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