Courrier des lecteurs du 9 juin

Courrier des lecteurs du 9 juin
Photo: Timothy D. Easley/The Associated PressFILE - In this Sept. 27, 2014, file photo, Muhammad Ali is shown before the Ali Humanitarian Awards ceremony in Louisville, Ky. A spokesman for boxing great Muhammad Ali says the former heavyweight champion is being treated in a hospital for a respiratory issue. Spokesman Bob Gunnell said Thursday, June 2, 2016, that Ali is being treated by doctors as a precaution. (AP Photo/Timothy D. Easley, File)

Ali c. le gouvernement des États-Unis

Tout a été dit sur Muhammad Ali depuis l’annonce de son décès, de ses prouesses dans l’arène à sa lutte pour les droits civiques, en passant par son combat contre la maladie de Parkinson à partir de 1984 et dont il disait qu’il s’agissait du combat le plus difficile de sa vie.

Et pourtant, en 1966, conscrit, Ali a rencontré un adversaire de taille impossible à vaincre par la seule force de frappe de ses deux poings : le gouvernement des États-Unis contre qui il se bat en refusant d’aller faire la guerre au Vietnam. Il tient alors ces propos : «Je n’ai rien contre les Vietcongs. Jamais les Vietcongs ne m’ont traité de nègre, jamais ils ne m’ont lynché, jamais ils n’ont lâché les chiens sur moi, jamais ils ne m’ont enlevé ma nationalité, jamais ils n’ont violé ma mère ni tué mon père. Comment pourrais-je aller tirer sur eux? Vous n’avez qu’à m’envoyer en prison.» De toute manière, les Noirs aux États-Unis «vivent en prison depuis 400 ans».

Passible de cinq ans de pénitencier pour objection de conscience, Ali se battra jusqu’en Cour suprême, qui finira par l’exonérer en 1971, grâce à une détermination sans borne pour la défense de ses droits, comme il a toujours répondu présent pour la défense de son titre de champion du monde… Muhammad Ali, une force de la nature doublée d’une foi inébranlable en ses convictions, un personnage hors norme qui aura su rester debout tout au cours de sa vie!

Henri Marineau

À propos du 375e de Montréal

Comme contribuable montréalais, je me demande si les festivités du 375e anniversaire de la fondation de Montréal ne sont pas devenues un prétexte pour des dépenses inutiles de la part de l’administration Coderre. Les médias nous rapportent quotidiennement des dépenses de plusieurs millions de dollars que la Ville fait pour des projets qui n’améliorent en rien la qualité de vie des Montréalais. Si j’étais maire de Montréal, je réparerais les rues avant de chauffer les trottoirs ou d’installer des troncs de béton comme bancs publics sur le mont Royal. Comme le maire Coderre n’a presque pas d’opposition, il se permet de dépenser nos taxes sans discernement. Pendant ce temps, Montréal a le plus mauvais réseau routier de toutes les villes d’Amérique du Nord…!

Vincent Dulieu

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