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«American Horror Story: 1984» : sanglante nostalgie

«American Horror Story: 1984» : sanglante nostalgie

Je ne vous apprendrais rien en vous disant que la nostalgie est à la mode à la télévision (et ailleurs). Pensons à Stranger Things ou Glow sur Netflix, pour ne nommer que ces séries.

Pour sa neuvième saison, l’anthologique American Horror Story (AHS) de Ryan Murphy et Brad Falchuk se tourne avec enthousiasme vers les années 80 avec un hommage aux films d’horreur de ma jeunesse – c’est-à-dire les slashers.

Si vous n’êtes pas familiers avec le jargon des films d’horreur, on parle ici des productions avec un tueur emblématique en vedette, comme Friday the 13th (Vendredi 13) ou A Nightmare on Elm Street (Freddy: Les Griffes de la Nuit), ou encore d’un film où les morts sanglantes s’accumulent jusqu’à l’exposition finale, comme un Sleepaway Camp (Massacre au camp d’été) par exemple.

1984, la nouvelle saison de AHS, est un hommage assumé, donc, avec récit encore nébuleux après deux épisodes.

American Horror Story 1984
American Horror Story 1984

Comme le titre l’indique, on plonge dans le milieu des années 80, durant la fascination américaine pour les Jeux olympiques de Los Angeles. C’est l’été en Californie et une poignée de jeunes adultes migrent vers un camp de vacances pour y travailler. On apprend vite que ce camp a été le théâtre d’un tueur sanguinaire durant les années 70, sans parler de la menace actuelle du Night Stalker, la réinvention du tueur Richard Ramirez qui a terrorisé la côte ouest au moment du récit.

Dans ce contexte, AHS 1984 place ses pions dès les premières minutes avec un ton plus ludique, voire complètement loufoque avec une place proéminente à l’extravagance des 80’s. C’est aussi ce qui nous met la puce à l’oreille qu’un revirement de situation viendra chambouler notre perception de la saison d’ici quelques épisodes, puisque l’impression de regarder un hommage «conscient» est très forte.

De toute façon, c’est monnaie courante avec AHS, les spectateurs attendent la twist avec impatience. Ici, elle promet d’expliquer beaucoup de choses parce qu’après deux épisodes, disons que les frontières diégétiques sont pas mal flexibles, ce qui donne droit à des morts multiples d’un même personnage, par exemple.

C’est étrange, pour les bonnes raisons.

Normalement, j’adore ou je déteste les saisons de AHS. Je suis rarement entre les deux au niveau de mon appréciation pour la série. Après quelques années d’essoufflements, ils sont en train de me regagner avec cette comédie d’horreur qui tombe pile dans mes cordes nostalgiques. Après tout, mon amour du cinéma s’est nourri de films d’horreur des années 80 et 90 durant mon adolescence formatrice.

Forcément, j’y trouve mon compte et ça pourrait aussi vous réconcilier avec la série qui, avouons-le, n’a jamais égalé sa première saison malgré les bonnes idées en cours de route.

 

P.S. : pour les abonnés de la chaîne FX, le catalogue presque entier des séries de la chaîne est enfin disponible sur demande dans votre récepteur. Fini le temps où il n’y avait que les quelques épisodes récents des séries en ondes présentement. Si vous avez manqué des trucs intéressants comme Atlanta, Sons of Anarchy ou toutes les saisons d’American Horror Story, c’est le temps de vous régaler. Il y a aussi des découvertes intéressantes comme Better Things de Pamela Adlon et je suis très intrigué par Pose que je n’ai pas encore eu la chance de visionner.

Bref, une excellente nouvelle pour vos soirées de visionnement bien au chaud à la maison.